Des évènements au petit poulailler

Des évènements au petit poulailler

Cette année les couvaisons ont eu du mal à démarrer. Les anciennes ont continué leurs petites occupations entre sècheresse et canicule. Début avril il neigeait abondamment et mi mai plus d’eau nulle part…. les organismes se fatiguent, tout comme la planète….
Comme mon jardin, la ponte est réduite à une peau de chagrin !

2 nouvelles cocottes !

Afin de renouveler un peu la troupe, je suis allée chez un de mes fournisseurs habituels chercher des nouvelles recrues. Mon choix s’est porté sur une poulette Sussex de souche industrielle, et chose que je n’attendais pas, une magnifique jeune Faverolles. J’avais eu un couple il y a longtemps et j’en garde un joli souvenir, leur tranquillité, leur gentillesse et leur beauté avec cette tête si particulière qui ressemble à une chouette à cause de leurs favoris et leur barbe. Impossible donc pour moi de résister à en reprendre une.

Bountie (orthographe validée par mes soins !!!) et Châtaigne ont donc intégré le petit poulailler.
Après une mini quarantaine visant surtout à ce que tout le monde se voit sans s’agresser (je n’ai jamais eu de problèmes sanitaires avec cet éleveur), les 2 demoiselles sont donc sorties rejoindre le groupe après quelques jours.
Je redis encore que l’intégration par un minimum de 2 est recommandée, sauf cas particulier. En effet il faut bien être deux pour se serrer les ailes face aux anciennes, et surtout ici Ronchon (on se demande pourquoi elle s’appelle comme ca…) qui prennent un réel plaisir à rappeler les lois de la hiérarchie aux dernières arrivantes.
Comme d’habitude la gamelle et le coucher sont des lieux de discussions plus ou moins sympathiques où même sans traducteur je comprends que ce qui est dit n’est pas forcément aimable…..

Châtaigne et Bountie

On a cependant à faire à un duo de poulettes armées de toupet et de culot qui jouent les dominées quand ca s’impose mais n’hésitent pas à feinter dès qu’elles peuvent. Ces 2 là iront loin !!!!
Même Rainbow qui n’a rien demandé se retrouve avec une Bountie prête à en découdre quand il passe trop près…..et d’ailleurs quand c’est elle aussi qui passe près de lui ce qui est quand même un peu gonflé !!!!!

Elles sont au milieu de mes pieds quand je suis dans le terrain, pas sauvages du tout, pas stressées non plus, et la plume solidaire !!!

Couvaison enfin !

En même temps, Patafix s’est mise à couver !!! Elle qui l’an dernier a attaqué en février s’y est mise cette année à la mi-juin. Si la dernière fois j’avais stoppé les choses je m’étais promis que cette année je la laisserai faire, pour « voir » et pour le plaisir de poussins dans la maisonnée.

J’ai donc à nouveau commandé des œufs fécondés là où je le fais habituellement (oeuf-poule-poussin.com) . J’ai choisi des petites races, la crainte sans doute de réitérer l’épisode « Pollen » qui m’a bien échaudée. J’ai donc fait des choix en conséquence et commandé 4 œufs. auxquels 2 avait été rajoutés par l’expéditrice, en cadeau, ces petits gestes sont toujours agréables et reçus comme tels.
Bien emballés comme d’habitude mes œufs ont voyagé 2 jours, postés le mardi et arrivés le jeudi midi par la poste. Bien protégés, dans un carton, des chips de polystyrène, leur boite, et avec la canicule l’hygrométrie était maintenue par des papiers absorbants humides.
6 œufs donc que je suis allée poser le soir sous Patafix.

Tout de suite elle les a adoptés. J’y ai rajouté un des siens car je voulais voir si Pantoufle, bien que j’ai régulièrement surpris quelques ébats, était fertile.
7 œufs en piste donc. Au mirage à J7 tout le monde suivait son chemin. j’ai ma réponse quant aux capacités de mon petit Sabelpoot porcelaine citronnée. Petit, mais costaud !!!

Pantoufle gentil petit coq Sabelpoot
Mirage à J7

 

 

 

 

 

 

 

A J14 seulement 3 avaient continué la route. La canicule je pense n’a rien arrangé pour que les œufs se développent correctement. Ces 3 éclosions ont donc été très attendues dans le petit poulailler qui n’a pas vu de « bébés » depuis longtemps.

Mirage à 14 jours

Enfin, un matin à la date prévue, merveilleux petit bonheur, je passe à 11h, aucun œuf brèché et à 14h, en balade dans le coin avec mon petit café, j’entends que ca « pioupoute » sous la mère. Je regarde et je vois 2 petites boules de duvet !!!! Magique. Patafix n’a donc pas essayé de les tuer comme l’avait fait pour elle sa mère couveuse….

les deux poussins viennent de naitre
Patafix et ses 2 poussins
Patafix et ses 2 poussins

 

 

 

 

 

 

 

 

Encore mieux, elle leur parle, les protège, Patafix est une bonne maman.
Le 3e œuf n’a pas éclos, le poussin est mort. Bien que triste je me dis qu’on a quand même deux petits pillous, c’est très chouette !!!!

 

A chaque jour suffit sa peine….

Aujourd’hui, en début de matinée j’ai pu voir que tout le monde allait bien. Les deux étaient à ses côtés. Et puis à midi, en allant donner à manger, je n’en vois qu’un.

Du coup je soulève Patafix, et là…..je vois le second mort. Ecrasé. Ca arrive, surtout avec des races lourdes. J’ai déjà eu ca avec des Brahmas il y a longtemps. C’est involontaire, la mère ne fait rien de mal, juste une maladresse fatale pour le petit. Il y a une telle différence de taille entre eux !
Depuis ca a toujours été mon angoisse quand des petits naissent. Et là ca s’est reproduit……… Patafix si bonne maman, a tué son petit sans s’en apercevoir. Que faut il faire ?

Mon moral en a vraiment pris un coup, après la joie d’hier où j’étais heureuse pour elle, pour eux et pourmoi, aujourd’hui est triste et gris.

Le combat pour la vie est dur pour toutes les créatures de la planète. Et une vie de poussin, c’est truffé de dangers.

Il m’a donc fallu réfléchir à ce que je devais faire. Laisser le second poussin au risque que cela se reproduise ? Le prendre en charge comme je l’avais fait pour sa mère avec ce que ca implique ? (J’avais envisagé l’idée qu’elle reproduise ce que sa mère avait fait et donc de devoir « m’y coller » mais pas ca….), Priver Patafix de son petit ?

Là il faut reconnaitre que rentrent aussi en ligne mes propres projections, Humaines et maternelles, qui ne facilitent rien.
La décision a donc été prise de prendre le petit en charge. Une petite vie s’est déjà arrêtée, et si ca se reproduit je me sentirai terriblement coupable.
J’ai donc réinstallé mon « petit bazar » dans la salle de bains. Les vieux réflexes sont revenus. C’est parti pour 2 mois d’élevage.
La seule différence c’est que Patafix m’a identifiée immédiatement comme sa mère, je l’ai fait naitre, ce qui n’est pas le cas ici mais nous nous apprivoisons mutuellement. Je le rassure, je lui parle, je le réchauffe quand il est hors de la corbeille mais sur moi, je donne du contact, et aujourd’hui il a eu son premier repas.
En bref je me fais à nouveau greffer un poussin sur l’épaule pour les semaines à venir !

J’avais choisi des prénoms quand ils étaient deux. Mais finalement ce poussin s’appellera Patachon, un peu comme nos vies depuis midi.

Quant à ma Patafix adorée, et bien je l’ai isolée pour 2 ou 3 jours. Je descends la consoler et aussi me consoler moi, je crois….
Elle leur parle encore mais si ils étaient morts tous les deux elle ferait de même. Je sais que ca va passer.
Je lui parle comme d’habitude et je la caresse, lui fais ses gratouilles qu’elle adore puis la repose. Nous reprendrons nos bonnes vieilles habitudes dans quelques temps.

En tous cas, si tout se passe bien maintenant pour la suite, ce que j’espère quand même…. je suppose qu’il va y avoir beaucoup de monde sur moi dans quelques temps quand je serai dans mon transat au jardin, Patafix et Patachon !!!

La vie est imprévisible. Est-ce ce qui la rend intéressante…. ????

Patachon 24 H

 

 

 

Coucou nous revoilou !

Coucou nous revoilou !

Coucou tout le monde !

Nous revoici après une année d’absence…

Et  oui le temps passe vite finalement. Cette année la morosité ambiante a gagné du terrain jusqu’au petit poulailler.

Climat délétère général qui traine en longueur, sur tous les plans,  agressivité de l’air ambiant, Covid ailleurs et ici, confinements, bref tout ce qu’il faut pour qu’une fois le boulot fini, les soins aux cocottes et autres bestioles de la maison faits, je n’ai eu plus qu’une envie : m’évader quand c’était possible, voir des proches, famille, amis (vous savez… ces gens qu’on aime, qui nous le rendent et dont on a besoin pour maintenir cette chose essentielle  pour  ne pas devenir comme une vieille croute isolée).
Prendre la forme du canapé, un bon film devant les yeux ou un bon bouquin, balades dans les sapins, ont aussi été un plaisir revigorant,
Mais pas d’ordi, tout ca avait bloqué mon envie de m’exprimer.

Et le temps a passé…☂⭐🌞🌨❄🌼

Pourtant, depuis quelques jours, l’idée de venir ici s’est remise  à éclore, comme un avant-goût de printemps qui se dessine aussi dans la nature.

Les habitantes du petit poulailler sont en pleine forme.  C’est déjà pas mal ! Les crêtes sont dressées fièrement au dessus des yeux pétillants et des  plumes bien repoussées, la mue a été impressionnante cette année et assez tardive. Les nouvelles plumes se sont faites attendre mais sont arrivées, belles et douillettes pour affronter l’hiver.
Minute, Sussex industrielle, a même fait preuve de coquetterie supplémentaire car elle a mis quelques plumes marron, ici ou là. C’est une première, Minute s’est fait des mèches !!!! 😏

Dans les nouveautés il y en a une et pas des moindre pour les cocottes et moi :

Ma vieille toutoune âgée de 16 ans m’a quittée. Elle était habituée aux cocottes, certaines venaient même se coucher sur elle quand elle se reposait dans l’herbe.
L’hiver dernier, un an après, un nouveau compagnon à 4 pattes et entré dans ma vie et m’a aussi bien occupée.
Un pur bonheur !

Rainbow 3 mois, et Pacotille

Education à la vie en collectivité avec les cocottes qui vivent en liberté dans le terrain. Tout le monde a dû s’apprivoiser.
Le côté chien de troupeau du nouveau petit fauve a dû être maitrisé !
Un fort sentiment de « travail inachevé » s’est longtemps fait sentir face aux cocottes qui refusaient obstinément de se mettre en tas quand, et où, il l’avait décidé. Il y en avait toujours une qui sortait hors du cercle qu’il avait mis en place. Effroyable casse-tête : quand il allait la chercher une autre en profitait pour se sauver aussi.
Journées épuisantes !!
Aucune collaboration de la part des volatiles !!! Et le gardien est du genre têtu …..

Et puis il y a eu aussi à travailler le côté amusant de ces ballons à plumes qui s’envolent en faisant plein de bruits rigolos quand on leur fonce dessus ! Là non plus les ballons en question n’étaient pas très coopératifs…. on les comprend !!!
Je me suis donc occupée  à apprendre à tout ce petit monde à vivre en harmonie. Hors de question d’angoisser chaque fois que le chien serait dehors seul avec les poules.

Et les choses se sont faites, tranquillement, avec patience mais sans faiblir.
Il ne sert à rien de s’énerver si ce n’est braquer tout le monde !

Rainbow et les poules / 10 mois

Bon il est vrai que, parfois,  traverser leur groupe en courant quand elles sont entassées sur le trajet qui mène au jardin reste un petit plaisir subtil, même si très ponctuel. Mais c’est de « bonne guerre » dans la mesure où quelques uns de ces dinosaures à plumes n’hésitent pas à venir grapiller presque sous sa gueule les bouts de « nonos » qu’il ronge, et il ne dit rien !!! Au pire il prend l’os et s’éloigne, mais là aussi en face, on a des maitresses dans l’art de l’obstination !!

Une d’entre elles, toutefois,  a su se faire très bien respecter dès le départ… Patafix !!!

Patafix

 

Armée de son volume et de sa possessivité (elle refuse  de me partager si elle est sur moi) hors de question de se faire prendre la place par ce petit nouveau ! Elle était là avant !!! Et elle le fait savoir.
Elle ne l’attaque pas, non, elle défend juste son « pré carré ». Du coup mon loulou fait des grands tours si elle est devant lui.
Patafix est une « forte poule » !!!
Et Patafix a aussi bien compris qu’elle a une place privilégiée à mes yeux au sein du petit poulailler, petit poussin que j’ai élevé… elle n’a rien oublié.

 

La voir arriver en courant quand elle m’aperçoit, et monter sur moi est toujours un plaisir.

Avec l’arrivée prochaine du printemps et son côté couveuse qui ne lâche rien, surtout pas le nid, je pense que cette année je vais la laisser faire.
Histoire de la voir maman et ce qu’elle transmettra. On verra !

Peut-être aussi que je prendrai une ou deux nouvelles cocottes « prêtes à pondre » pour avoir quelques œufs supplémentaires, car certaines habitantes du lieu ont signé un « contrat de cessation progressive d’activité ». Ca a été accepté sans problème par leur employeur, ici pas de rendement, les maîtres mots étant ; quiétude et sérénité. 😊
Je réfléchis donc à des races qui me plairaient…. et dans un budget correct. A suivre.

Voilà : tout ca sera sans doute l’objet d’articles à venir.

A bientôt !!!

 

 

« On ne tue pas les pondeuses !!!! »

« On ne tue pas les pondeuses !!!! »

C’est quand j’étais petite, il y a déjà maintenant quelques temps 😉, que j’ai entendu cette phrase pour la première fois.

Automne dans mon Beaujolais

Mes racines beaujolaises, m’ont fait passer beaucoup de temps dans ce petit village au milieu des vignes, où une partie de la famille était fermière.
Une grande tante, sœur cadette de ma grand-mère, et personnage haut en couleurs, rustique au tempérament bien trempé, femme de tête qui avait dû faire tourner la ferme seule, de la fin des années 30 au milieu des années 90 date de sa disparition, me voyait souvent arriver au hasard d’une balade en vélo.
Je faisais la tournée des animaux, pour leur dire bonjour, les caresser, leur raconter tous les secrets dont j’étais certaine qu’ils ne répéteraient rien.
J’allais de l’étable ou du pré avec une dizaine de vaches, (dont le lait servait à la consommation familiale, celle du voisinage, à celle d’ un fromager du coin), aux  clapiers avec lapins condamnés à finir dans les assiettes ce qui m’empêchait de trop m’y attarder…je ne supportais pas leur destiné et rentrais parfois dans des tractations pour en épargner un ou deux, ça marchait le temps de mon séjour, ensuite…ils disparaissaient….
J’allais voir les cochons courir dans leur pré mais eux aussi voués à un avenir tout tracé. Venaient ensuite tous les autres animaux chats, chiens, et enfin je filais derrière la maison vers les poulaillers.

J’ai le souvenir de grands espaces, en dehors des lapins les animaux allaient dans les prés en semi-liberté. Les poules se promenaient dans l’herbe au milieu des vaches, le soir elles rentraient dans leur poulailler. Et puis il y avait cet autre terrain attenant et son propre poulailler avec ce que moi je trouvais être juste « d’autres poules ».

J’accompagnais parfois « la tatan » (dans ce coin on met des « la » devant tout ce qui bouge….le tonton, la tatan, le Jeannot, la Marie….) donc j’accompagnais la tatan nourrir les poules.
Nourriture pour le premier espace et nourriture pour le second. Je me souviens qu’un jour je lui ai demandé pourquoi elle ne les mettait pas tous ensemble au lieu de passer partout pour la même chose, la réponse a été  » je ne veux pas les confondre ! »
– Ah bon ? Pourquoi ????
– Ceux là c’est pour les manger, les autres c’est les pondeuses !! On ne tue pas les pondeuses !!!! Elles nous donnent leur œufs alors on leur doit bien ca !!! Pour le reste faut laisser faire la vie !!!!

Bon…..devenue adulte j’ai compris que « pour le reste faut laisser faire la vie » c’était les renards, les fouines et autres prédateurs qui réglaient le problème des poules un peu vieillottes…ou pas.
Mais connaissant le personnage pour qui « un sou était un sou », je m’étais dit  que, quand même c’était plus sympa d’être une pondeuse qu’autre chose ici, et que l’air de rien « la tatan » était gentille même si je ne m’en rendais pas toujours compte tellement elle parlait fort et me filait une trouille bleue quand elle grimpait dans les vocalises et les expressions locales.

Alors ne nous voilons pas la face, on n’est pas dans une image d’Epinal.

La ferme devait nourrir et rapporter. Ma seule certitude est que, dans ce début des années 70, là-bas en tous cas, les animaux de leur vivant étaient bien traités et leurs abattages moins barbares (même s’il n’y a pas de mort heureuse),  que dans les abattoirs d’aujourd’hui : ils avaient lieu à la ferme avec ceux qui avaient élevé l’animal.
Les prises de conscience végétariennes étaient une donnée totalement abstraite, vécue comme une originalité. Aujourd’hui elles trouvent leur légitimité dans ce que sont nos excès de tous ordres et c’est tant mieux si une vraie réflexion, et des modifications comportementales  en émergent.

C’était rare à l’époque et ca l’est encore aujourd’hui, où passé un certain âge associé à une baisse de rentabilité des poules c’est : hop…direction la casserole.
Mais on ne mangeait pas les pondeuses dans cette ferme.
J’ai repris à mon compte avec beaucoup de ferveur cette philosophie. Elle est comme un contrat moral entre mes cocottes et moi, et comme un lien entre ce que je suis aujourd’hui et ceux qui m’ont précédée dans cet élevage, mes racines.

Il n’empêche que, la longue vie de « la tatan » s’est arrêtée un matin alors qu’elle était en train d’ouvrir les portes du poulailler, au milieu de ses chères pondeuses, accompagnée de son chien adoré. Je suis certaine qu’elle n’aurait pas voulu mieux.

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2019

2019

🐓🐓🐓🐓🐓🐓🐓🐓🐓🐓🐓🐓🐓🐓🐓🐓🐓🐓🐓🐓🐓🐓🐓

Que cette nouvelle année nous apporte de jolis petits escargots
De délicieux vermisseaux et moucherons devant nos becs curieux
Des jolies fleurs sauvages à déguster
De bonnes graines pour compléter
Des grandes herbes pour nous cacher
De la bonne terre pour se rouler dedans ou pour gratter
Du soleil pour réchauffer nos plumes
De jolies aventures au pti poulailler
Des copines pour caqueter
Et Pascale pour nous bichonner !!! 😃

bonne année 2019 JPECV