Coucou nous revoilou !

Coucou nous revoilou !

Coucou tout le monde !

Nous revoici après une année d’absence…

Et  oui le temps passe vite finalement. Cette année la morosité ambiante a gagné du terrain jusqu’au petit poulailler.

Climat délétère général qui traine en longueur, sur tous les plans,  agressivité de l’air ambiant, Covid ailleurs et ici, confinements, bref tout ce qu’il faut pour qu’une fois le boulot fini, les soins aux cocottes et autres bestioles de la maison faits, je n’ai eu plus qu’une envie : m’évader quand c’était possible, voir des proches, famille, amis (vous savez… ces gens qu’on aime, qui nous le rendent et dont on a besoin pour maintenir cette chose essentielle  pour  ne pas devenir comme une vieille croute isolée).
Prendre la forme du canapé, un bon film devant les yeux ou un bon bouquin, balades dans les sapins, ont aussi été un plaisir revigorant,
Mais pas d’ordi, tout ca avait bloqué mon envie de m’exprimer.

Et le temps a passé…☂⭐🌞🌨❄🌼

Pourtant, depuis quelques jours, l’idée de venir ici s’est remise  à éclore, comme un avant-goût de printemps qui se dessine aussi dans la nature.

Les habitantes du petit poulailler sont en pleine forme.  C’est déjà pas mal ! Les crêtes sont dressées fièrement au dessus des yeux pétillants et des  plumes bien repoussées, la mue a été impressionnante cette année et assez tardive. Les nouvelles plumes se sont faites attendre mais sont arrivées, belles et douillettes pour affronter l’hiver.
Minute, Sussex industrielle, a même fait preuve de coquetterie supplémentaire car elle a mis quelques plumes marron, ici ou là. C’est une première, Minute s’est fait des mèches !!!! 😏

Dans les nouveautés il y en a une et pas des moindre pour les cocottes et moi :

Ma vieille toutoune âgée de 16 ans m’a quittée. Elle était habituée aux cocottes, certaines venaient même se coucher sur elle quand elle se reposait dans l’herbe.
L’hiver dernier, un an après, un nouveau compagnon à 4 pattes et entré dans ma vie et m’a aussi bien occupée.
Un pur bonheur !

Rainbow 3 mois, et Pacotille

Education à la vie en collectivité avec les cocottes qui vivent en liberté dans le terrain. Tout le monde a dû s’apprivoiser.
Le côté chien de troupeau du nouveau petit fauve a dû être maitrisé !
Un fort sentiment de “travail inachevé” s’est longtemps fait sentir face aux cocottes qui refusaient obstinément de se mettre en tas quand, et où, il l’avait décidé. Il y en avait toujours une qui sortait hors du cercle qu’il avait mis en place. Effroyable casse-tête : quand il allait la chercher une autre en profitait pour se sauver aussi.
Journées épuisantes !!
Aucune collaboration de la part des volatiles !!! Et le gardien est du genre têtu …..

Et puis il y a eu aussi à travailler le côté amusant de ces ballons à plumes qui s’envolent en faisant plein de bruits rigolos quand on leur fonce dessus ! Là non plus les ballons en question n’étaient pas très coopératifs…. on les comprend !!!
Je me suis donc occupée  à apprendre à tout ce petit monde à vivre en harmonie. Hors de question d’angoisser chaque fois que le chien serait dehors seul avec les poules.

Et les choses se sont faites, tranquillement, avec patience mais sans faiblir.
Il ne sert à rien de s’énerver si ce n’est braquer tout le monde !

Rainbow et les poules / 10 mois

Bon il est vrai que, parfois,  traverser leur groupe en courant quand elles sont entassées sur le trajet qui mène au jardin reste un petit plaisir subtil, même si très ponctuel. Mais c’est de “bonne guerre” dans la mesure où quelques uns de ces dinosaures à plumes n’hésitent pas à venir grapiller presque sous sa gueule les bouts de “nonos” qu’il ronge, et il ne dit rien !!! Au pire il prend l’os et s’éloigne, mais là aussi en face, on a des maitresses dans l’art de l’obstination !!

Une d’entre elles, toutefois,  a su se faire très bien respecter dès le départ… Patafix !!!

Patafix

 

Armée de son volume et de sa possessivité (elle refuse  de me partager si elle est sur moi) hors de question de se faire prendre la place par ce petit nouveau ! Elle était là avant !!! Et elle le fait savoir.
Elle ne l’attaque pas, non, elle défend juste son “pré carré”. Du coup mon loulou fait des grands tours si elle est devant lui.
Patafix est une “forte poule” !!!
Et Patafix a aussi bien compris qu’elle a une place privilégiée à mes yeux au sein du petit poulailler, petit poussin que j’ai élevé… elle n’a rien oublié.

 

La voir arriver en courant quand elle m’aperçoit, et monter sur moi est toujours un plaisir.

Avec l’arrivée prochaine du printemps et son côté couveuse qui ne lâche rien, surtout pas le nid, je pense que cette année je vais la laisser faire.
Histoire de la voir maman et ce qu’elle transmettra. On verra !

Peut-être aussi que je prendrai une ou deux nouvelles cocottes “prêtes à pondre” pour avoir quelques œufs supplémentaires, car certaines habitantes du lieu ont signé un “contrat de cessation progressive d’activité”. Ca a été accepté sans problème par leur employeur, ici pas de rendement, les maîtres mots étant ; quiétude et sérénité. 😊
Je réfléchis donc à des races qui me plairaient…. et dans un budget correct. A suivre.

Voilà : tout ca sera sans doute l’objet d’articles à venir.

A bientôt !!!

 

 

“On ne tue pas les pondeuses !!!!”

“On ne tue pas les pondeuses !!!!”

C’est quand j’étais petite, il y a déjà maintenant quelques temps 😉, que j’ai entendu cette phrase pour la première fois.

Automne dans mon Beaujolais

Mes racines beaujolaises, m’ont fait passer beaucoup de temps dans ce petit village au milieu des vignes, où une partie de la famille était fermière.
Une grande tante, sœur cadette de ma grand-mère, et personnage haut en couleurs, rustique au tempérament bien trempé, femme de tête qui avait dû faire tourner la ferme seule, de la fin des années 30 au milieu des années 90 date de sa disparition, me voyait souvent arriver au hasard d’une balade en vélo.
Je faisais la tournée des animaux, pour leur dire bonjour, les caresser, leur raconter tous les secrets dont j’étais certaine qu’ils ne répéteraient rien.
J’allais de l’étable ou du pré avec une dizaine de vaches, (dont le lait servait à la consommation familiale, celle du voisinage, à celle d’ un fromager du coin), aux  clapiers avec lapins condamnés à finir dans les assiettes ce qui m’empêchait de trop m’y attarder…je ne supportais pas leur destiné et rentrais parfois dans des tractations pour en épargner un ou deux, ça marchait le temps de mon séjour, ensuite…ils disparaissaient….
J’allais voir les cochons courir dans leur pré mais eux aussi voués à un avenir tout tracé. Venaient ensuite tous les autres animaux chats, chiens, et enfin je filais derrière la maison vers les poulaillers.

J’ai le souvenir de grands espaces, en dehors des lapins les animaux allaient dans les prés en semi-liberté. Les poules se promenaient dans l’herbe au milieu des vaches, le soir elles rentraient dans leur poulailler. Et puis il y avait cet autre terrain attenant et son propre poulailler avec ce que moi je trouvais être juste “d’autres poules”.

J’accompagnais parfois “la tatan” (dans ce coin on met des “la” devant tout ce qui bouge….le tonton, la tatan, le Jeannot, la Marie….) donc j’accompagnais la tatan nourrir les poules.
Nourriture pour le premier espace et nourriture pour le second. Je me souviens qu’un jour je lui ai demandé pourquoi elle ne les mettait pas tous ensemble au lieu de passer partout pour la même chose, la réponse a été ” je ne veux pas les confondre !”
– Ah bon ? Pourquoi ????
– Ceux là c’est pour les manger, les autres c’est les pondeuses !! On ne tue pas les pondeuses !!!! Elles nous donnent leur œufs alors on leur doit bien ca !!! Pour le reste faut laisser faire la vie !!!!

Bon…..devenue adulte j’ai compris que “pour le reste faut laisser faire la vie” c’était les renards, les fouines et autres prédateurs qui réglaient le problème des poules un peu vieillottes…ou pas.
Mais connaissant le personnage pour qui “un sou était un sou”, je m’étais dit  que, quand même c’était plus sympa d’être une pondeuse qu’autre chose ici, et que l’air de rien “la tatan” était gentille même si je ne m’en rendais pas toujours compte tellement elle parlait fort et me filait une trouille bleue quand elle grimpait dans les vocalises et les expressions locales.

Alors ne nous voilons pas la face, on n’est pas dans une image d’Epinal.

La ferme devait nourrir et rapporter. Ma seule certitude est que, dans ce début des années 70, là-bas en tous cas, les animaux de leur vivant étaient bien traités et leurs abattages moins barbares (même s’il n’y a pas de mort heureuse),  que dans les abattoirs d’aujourd’hui : ils avaient lieu à la ferme avec ceux qui avaient élevé l’animal.
Les prises de conscience végétariennes étaient une donnée totalement abstraite, vécue comme une originalité. Aujourd’hui elles trouvent leur légitimité dans ce que sont nos excès de tous ordres et c’est tant mieux si une vraie réflexion, et des modifications comportementales  en émergent.

C’était rare à l’époque et ca l’est encore aujourd’hui, où passé un certain âge associé à une baisse de rentabilité des poules c’est : hop…direction la casserole.
Mais on ne mangeait pas les pondeuses dans cette ferme.
J’ai repris à mon compte avec beaucoup de ferveur cette philosophie. Elle est comme un contrat moral entre mes cocottes et moi, et comme un lien entre ce que je suis aujourd’hui et ceux qui m’ont précédée dans cet élevage, mes racines.

Il n’empêche que, la longue vie de “la tatan” s’est arrêtée un matin alors qu’elle était en train d’ouvrir les portes du poulailler, au milieu de ses chères pondeuses, accompagnée de son chien adoré. Je suis certaine qu’elle n’aurait pas voulu mieux.

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2019

2019

🐓🐓🐓🐓🐓🐓🐓🐓🐓🐓🐓🐓🐓🐓🐓🐓🐓🐓🐓🐓🐓🐓🐓

Que cette nouvelle année nous apporte de jolis petits escargots
De délicieux vermisseaux et moucherons devant nos becs curieux
Des jolies fleurs sauvages à déguster
De bonnes graines pour compléter
Des grandes herbes pour nous cacher
De la bonne terre pour se rouler dedans ou pour gratter
Du soleil pour réchauffer nos plumes
De jolies aventures au pti poulailler
Des copines pour caqueter
Et Pascale pour nous bichonner !!! 😃

bonne année 2019 JPECV