Sale hiver au petit poulailler….

L’hiver a été long pour le petit poulailler…

Même si Février a été exceptionnellement beau et chaud, inquiétant d’un point de vue climatique, les jours étaient courts, un froid nocturne encore présent était systématiquement là, comme la morosité.

L’hiver a été jusqu’au bout compliqué pour mes cocottes, il valait mieux un vrai froid sec que ces journées alternant entre humidité, froid et soleil. Là où les humains ont été fragilisés par la grippe, mes poulettes l’ont été dans leur immunité. En bref, chez nous ca a été compliqué cette année. Nous avons jonglé toutes, entre les soucis de santé des unes et des autres, moi y compris.

Philomène a ouvert le bal en partant comme je l’ai expliqué ici. Puis Sidonie atteinte de coryza a suivi, malgré mes soins je n’ai pas pu la sauver. Ses copines commençaient à être contaminées, là j’ai pu enrayer les choses.
Ensuite un petit temps de repos et Léontine victime de son  jabot tant fragilisé est morte, usée, mais sans souffrance, cette fois le jabot n’était pas vraiment en cause, il semble que son cœur ait lâché, fatigué de tant de luttes, entraînant ma réflexion sur le “et si c’était à refaire…?”.

Récemment J’ai vu partir Jacquotte et Nougatine….

Nougatine a eu un genre de bronchite, il y a 1 mois. Je l’ai soignée comme j’ai pu, en allopathie, puis  traitement aux huiles essentielles. Elle semblait guérie. Après  15 jours de soins elle a profité d’une semaine à courir à nouveau. Les soins aux huiles essentielles ont continué pendant cette période, elle semblait en pleine forme. Mais je remarquais qu’elle ne reprenait pas de poids, elle en avait perdu pendant sa maladie, et la remontée était difficile, mais elle mangeait et semblait aller bien, tout le petit poulailler était sous vitamines et EPP pour favoriser les défenses immunitaires, sans parler de pâtées spéciales “poulettes à requinquer”. Un matin, Nougatine se tenait en retrait, malgré ma remise en soins elle est morte le lendemain.

Nougatine 2018

Le même jour Jacquotte, ma doyenne, est morte aussi, dans le petit nid où je l’avais placée, bien au chaud. Depuis 2 jours elle semblait moins en forme comme “fatiguée”. Elles sont parties au même moment..c’est incroyable…. mais c’est ainsi. Elle sont ensemble aujourd’hui.

Beaucoup de réflexions engendrées pour moi face à tout ca…
Ce ne sont pas mes premières poules et il y en aura d’autres. Je sais donc qu’il y a des “sales périodes” comme ca parfois.
Les soins médicaux aux poules ne sont pas simples… Les vétérinaires sont rarement motivés pour la plupart, peut-être parce qu’en zones rurales les poules malades ne sont pas vraiment repérées dans les petits élevages fermiers, en tous cas pendant longtemps ca a été le cas…et leur finitude est plus souvent dans une gamelle que de façon plus “naturelle”.
Je vois encore comment fonctionnent certains propriétaires de poules aux alentours qui les retrouvent mortes un matin, si elles allaient mal la veille personne ne l’a vu. Leur temps passé auprès des animaux reste celui de la distribution de nourriture, donc peu de temps. Tout le monde ne partage pas de moments avec elles, ne vient pas vérifier le soir et le matin si tout va bien. Il faut les avoir bien observées en pleine forme pour les remarquer différentes quand elles le sont.
Pour beaucoup de vétérinaires donc, une poule n’est pas un animal qu’on soigne. Comme nous sommes peu nombreux dans le coin à avoir cette démarche de soins, le côté rentable reste aussi probablement pour eux sujet à réflexion, ce point va sans doute en froisser certains mais il y a, là aussi beaucoup à dire, je le maintiens.
Les oiseaux sont particuliers à soigner, comme tout ce qui n’est pas mammifère, et soit on se heurte à l’indifférence, soit on fait face à l’affolement….la peur du H1N1 a laissé des traces et certains ont vite tendance à déclencher le plan orsec.
Hé ho !!!!! On se calme !!!!!! Une poule a le droit d’être malade sans mettre en cause la sécurité nationale !!!!

Alors il faut se tourner vers d’autres passionnés… Internet nous offre cette chance et possibilité.
Tout comme moi ils ont “tâtonné” fait des erreurs, puis réussi, noté leurs démarches. On se transmet donc nos façons de faire dans tel ou tel cas. Comme ce sont des démarches individuelles, on peut avoir plusieurs réponses pour une même question…il faut alors  aller vers ce qui nous semble le plus proche de notre conscience, et dans le respect de notre cocotte.

Je me dis que là où j’en sauve aujourd’hui, il y a quelques années je n’aurais pas su quoi faire et elles seraient mortes.  J’ai envie aussi de croire que celles qui meurent aujourd’hui me permettront d’être encore plus efficace une autre fois….peut-être.

Et puis il y a l’affect…. Ah l’affect !!!!! Etre proche de ses animaux veut dire souffrir quand le lien s’arrête. Comme pour les humains.
S’ouvrir à l’autre, qu’il ait 2 ou 4 pattes, des plumes, des poils etc. offre la joie de sa découverte et la certitude de la tristesse à la fin de la relation, séparation ou mort.
Chaque larme est différente. Cependant elle est là et doit couler.
Alors quand une habitante du petit poulailler disparaît….. un petit coin de mon cœur souffre du petit trou qu’elle y creuse pour s’y blottir à jamais. Et moi, je ne peux que la remercier du bonheur qu’elle m’a donné.

jacquotte 2018

 

 

8 réflexions au sujet de « Sale hiver au petit poulailler…. »

  • 25 mars 2019 à 21 h 38 min
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    “…un petit coin de mon cœur souffre du petit trou qu’elle y creuse pour s’y blottir à jamais. ” Oui, c’est exactement cela.
    Triste hiver pour ce poulailler et celle qui en prend soin… Courage.

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    • 26 mars 2019 à 11 h 41 min
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      merci Francoise c’est gentil

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    • 26 mars 2019 à 11 h 40 min
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      à ce jour 5

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  • 25 mars 2019 à 23 h 06 min
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    Je trouve bien triste la disparition de tes poules que tu mets tant de coeur à ce qu’elles soient heureuses…et je comprends tes larmes…

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    • 26 mars 2019 à 11 h 41 min
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      C’est gentil Roselyne ♥

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  • 26 mars 2019 à 16 h 09 min
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    je suis triste pour toi de voir que tu as perdu tes poules – je comprends ta peine toi qui les accompagne tous les jours, les surveille, les nourris – tu as tissé un lien bien particulier avec tes poules – elles venaient vers toi pour se faire dorloter – tu leur parlais et elles étaients devenues des compagnes attentives à ta présence – tu ne dois pas te désespérer et je sais que tu va continuer, avec courage, de t’occuper de tes cocottes – de gros bisous – tatan

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    • 28 mars 2019 à 20 h 05 min
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      bisou

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