Le chant du coq

Le chant du coq

Un des charmes de la vie rurale, s’il n’est pas situé juste sous votre fenêtre de chambre, c’est le chant du coq. Et puis avec ses magnifiques couleurs, le coq est un plaisir à contempler, fier, empli de prestance, se promenant dans le petit poulailler.

Certains préconisent des élastiques autour du cou du coq pour l’empêcher de chanter…..pas de ça chez moi!! Si on ne supporte pas le chant du coq : on n’a pas de coq. C’est mon point de vue.
Une possibilité alternative et assez efficace réside dans le fait de fermer le poulailler dont on aura pour la nuit calfeutré toutes les entrées de lumière. Si le coq chante aux tous premiers rayons solaires, ne les voyant pas : il se taira. Il chantera à l’ouverture du poulailler dont vous aurez choisi l’heure.

Pour les voisins, alors là… il faut voir où on vit. Certaines mairies ont même pris des arrêtés sur le sujet…
Le mieux est d’aller voir vos voisins avant. On peut être surpris par la réaction positive de certains.

Il y a ce que moi j’appelle, et là encore je parle pour moi,  les “vraies” campagnes et les “fausses”. Les “vraies” à mes yeux ce sont celles d’autrefois, qui ont toujours connu cette vie où les hommes cohabitent avec les animaux depuis des siècles. Les vaches meuglent et font des bouses, il y a des mouches, les moutons bêlent, etc, et les coqs chantent. C’est ainsi. On en prend les avantages et les inconvénients,  et d’ailleurs ça ne pose question à personne.
Pour les “fausses” campagnes, je pense aux lieux habités par des gens en “mal de nature” mais pas des “nuisances” (pourtant bien naturelles) pouvant découler de celle-ci.
Les avantages, rien que les avantages. A chacun sa philosophie…..
J’ai la chance de vivre dans la “vraie” campagne, bien rurale, celle où on croise encore des taureaux dans les prés avec les vaches. Celle avec plein d’avantages et plein d’inconvénients, mais qu’on aime parce qu’elle n’est pas aseptisée.

Mon oreille a pu s’habituer sans trop de difficultés à ce réveil matin naturel, le coq de mon voisin ayant une forte tendance à démarrer ses vocalises très tôt le matin. Et puis après avoir passé des années dans une grande ville, au milieu des klaxons, des bruits d’auto-radios, des chahuts, bruits de camions poubelles et en tous genre, etc….franchement  le chant du coq est plutôt sympathique.

L’arrivée de Pollen et son affirmation sexuelle nous offrent des concerts, des duos où chacun joue sa partition…. Une chance, Pollen, en bon Brahma a un chant assez grave, genre Baryton, de fait moins stressant.  Mais bon, il y a quand même des fois où on a envie de leur demander  de communiquer un tout petit peu plus tard.

Donc quand on dort la fenêtre ouverte l’été, on peut entendre des chants venus d’ici et d’ailleurs, et oui, ils se répondent tous. J’en ai entendu 4 qui se répondaient d’un hameau à l’autre, ils ont l’oreille fine.
– Cocooooricoooooo
– Cooooocoriiiicoriiiicoooooooo
– coooooocoooooocoooo
– Cooooooocooooo

(traduction :

  • coucou les copains!  ici c’est chez moi ! ♪
  • oui ben moi aussi je suis là et chez moi on est bien, hein les filles ! ♪ ♫
  • moi aussi alors tu es prévenu, fais gaffe à ta crête  ♫
  • Eh les cocottes, chez moi c’est pas mal aussi  ♫ ♪ ♫ )

Et pendant ce temps-là…..tic tac tic tac…..

Mais voilà…le chant est un des attributs du coq. N’oublions jamais que pépère est un oiseau, autrefois sauvage,  et il garde de ce dernier tous les comportements types.
Il montre sa puissance et sa force, il veut séduire !!!! Alors hop, aux premières lueurs matinales, encore peu visibles pour l’œil humain, il essaie de faire comprendre à d’éventuels concurrents, qu’il est là, sur SON territoire, et a bien l’intention d’y rester. Si son petit harem se montre émoustillé par cette belle prestation, bah…..c’est un bonus.
Et des petites piqûres de rappel pendant la journée, plus ou moins longues et fortes, permettent de maintenir le message.
Un coq qui serait malade aurait un chant moins sonore, l’information serait reçue comme telle par les poules qui de fait ne voudraient plus qu’il les coche (c’est le nom donné à l’acte de reproduction du coq sur la poule).

Si on observe notre mélomane au moment du chant, il est fier, dressé sur ses ergots, ça ne rigole pas. Un coq vigoureux a un chant puissant, il est donc en bonne santé (c’est aussi un signe pour nous de son état général) et le montre ainsi aux éventuelles intéressées….”si je suis fort c’est que je suis bien ici, la nourriture est abondante, donc avec moi, vous aurez tout ce qu’il vous faut”. Et bien sûr, il y en aura toujours une pour céder à son chant séducteur et dandiner nonchalamment du croupion devant ses cordes vocales.

Tant qu’à séduire, il faut aussi compter sur l’apparence ! Alors nos beaux gallinacés se parent d’attributs colorés, de barbillons rouge vif, de crêtes plus ou moins grosses selon les races, et là je dois avouer que certains sont vraiment magnifiques.

Br 2hmHerminé
Mon coq brahma herminé 1999
Nino, mon coq Brahma perdrix Maillé Doré en 2000, adulte.

Chanter pour se reproduire

S’il arrive à ses fins, et il y arrivera, notre Casanova à plumes cochera ses poules. Il y a là aussi des favorites qui seront plus souvent sollicitées. Ce  n’est pas toujours très agréable pour ces dernières car certains coqs peuvent être plus brutaux que d’autres, ou plus demandeurs, blesser ou épuiser les poules.
Il faut veiller à ça et les protéger si c’est le cas.
Pour éviter les blessures, on peut fabriquer ou acheter des “selles de protection” genre de selle posée sur le dos et passant sous les ailes, qui empêchent le coq de blesser la poule en s’agrippant à elle avec ses ergots. Certaines peuvent être vraiment dans des états déplorables, blessées gravement. Dans ce cas isoler les poules concernées le temps qu’elles se refassent une vraie santé est indispensable.

Au moment de l’accouplement, le coq ne pénètre pas la poule. Les testicules sont internes, à hauteur des reins, et il n’a pas de pénis, comme beaucoup d’oiseaux.
Les spermatozoïdes seront expulsés par le cloaque. Il y a donc ce qu’on appelle le “baiser cloacal” où les 2 cloaques sont maintenus l’un (mâle) sur l’autre (femelle) pour que les spermatozoïdes puissent s’y verser. Ils seront stockés dans l’oviducte de la poule et pourront féconder en une fois tous les ovules de la grappe en préparation. Si on est déjà dans une période où le blanc se forme autour de l’ovule, la fécondation sera impossible, c’est pour cette raison qu’il faut attendre plusieurs jours après la mise en place d’un coq pour trouver des œufs fécondés, et qu’à contrario, on peut en trouver parfois 3 semaines après son départ.

Côté séduction, Pollen, qui depuis 1 mois, s’affirme un peu plus chaque jour en tant que coq et dans sa sexualité  fait ses premiers pas avec quelques maladresses dues à son âge.
Ce n’est pas gagné avec tout le monde dans le petit poulailler.  Les anciennes ont tendance à préférer, et de loin,  leur tranquillité.
J’ai vu tout à l”heure Léontine en pleine mue et qui a autre chose à faire, mais qui vit un calvaire depuis  2 jours car il est tombé en pâmoison pour elle, traverser le jardin tout entier en courant droit devant, avec Pollen (et son coup de foudre) 20 cm derrière. Il y a cru un moment le pauvre, mais il a fini par abandonner, cette fois…. parce que les coqs sont têtus. Idem avec Philomène.
Les anciennes sont des vieilles filles aguerries et il leur en faut, pour l’instant,  un peu plus semble t’il qu’un cocorico tonitruant et 2 ou 3 battements d’ailes aux plumes magnifiques. En tous cas il va falloir qu’il affûte ses arguments….et il y arrivera.

Pollen, Brahma Fauve Herminé bleu 2018

 

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La mue

La mue

Les feuilles tombent ? Les plumes aussi !

Nos cocottes font comme nous, elle changent de tenue pour affronter l’hiver.

La mue : c’est normal, en fin d’été ça commence et ça s’étire sur l’automne. D’autres ont ce qu’on appelle des mues tardives mais c’est plus gênant quand ça arrive alors que le froid est déjà installé car notre drôle d’oiseau sera plus fragilisé.

Une fois par an, comme dit dans mon chapitre sur le sujet (voir au fil des saison/l’été) les oiseaux remplacent leur plumage usé pour pouvoir affronter l’hiver dans de meilleures conditions, avec un plumage tout neuf et bien protecteur contre froid et humidité. Un an de “vie de poule” a abîmé l’ancien, les pontes, les couvaisons, etc.

Les jeunes de l’année ne muent pas, ils l’ont déjà fait en changeant leur duvet contre des plumes. Ils sont encore tous neufs (eux…) !

Je note cette année que celles qui ont passé du temps à couver obstinément, (malgré toute l’énergie que j’ai pu mettre à les en dissuader, articles sur le sujet), et qui de fait ont moins entretenu leur plumage pendant ces mois passés, ont eu une mue assez spectaculaire !

En tête du groupe des déplumées Nougatine et Eulalie sont vraiment bien placées. Si d’autres ont perdu quelques plumes, franchement ces 2 là ont fait très fort.
Nougatine les a perdues sur quelques jours, Eulalie en 24 heures !!! Jamais vu ça moi…. Le matin on ouvre à une poule qui a perdu quelques plumes, le soir on voit arriver pour son repas “un truc” assez indéfinissable.
Après un gros fou-rire (je pense  l’avoir un peu vexée…) j’ai fini par la plaindre car pas facile à assumer de ressembler à ça et d’être de fait, assez vulnérable.
Au vu du volume de plumes sur une Brahma, quand elles les perdent en masse, ben…… c’est aussi  impressionnant au sol (une impression d’oreillers qu’on aurait crevés dans une bataille) que sur elles qui sont méconnaissables et pour le coup, je le dis : vraiment moches…,pour ne pas dire ridicules !!

Alors là, sincèrement, si un “ami des animaux” passe dans le coin, je suis bonne pour un signalement à la SPA…

Des épouvantails je vous dis !!!!

Nougatine Mue 2018
Eulalie Mue 2018

Par contre ce que je trouve d’assez stupéfiant c’est la vitesse de repousse. Chaque jour il y a une évolution.
Il y a 10 jours Eulalie ressemblait à un poulet “prêt à cuire”, En milieu de semaine elle avait les tubes des nouvelles plumes qui apparaissaient, ce week-end ils étaient complètement formés et aujourd’hui les nouvelles plumes en sortent. Si tout va bien je devrais donc retrouver mes grosses doudounes ambulantes dans pas trop longtemps, et mes mini dindons devraient se sentir bien mieux aussi.

naissance des tubes des nouvelles plumes

 

les plumes commencent à sortir des tubes

C’est une période où elles sont fragilisées. Donc par définition il faut les aider à passer ce cap qui leur demande beaucoup d’énergie.

Inutile de dire que la ponte est plus qu’en baisse. Elle est même quasi inexistante. Les seules qui sont encore vaguement actives sont celles qui n’ont pas encore attaqué leur relooking, ou alors très peu.
Bon mes emplumées (quoi que sur ce coup-là….) ne peuvent pas tout faire, et au vu du boulot que ça représente, je les comprends.
Alors on les bichonne !!!! Pâtées enrichies comme je l’ai dit dans les chapitres sur le sujet. Y a rien de tel ! Huile de foie de morue, vers de farine et autres gourmandises seront plus que bienvenus chaque jour. Protéines, verdure, riz, etc. tout ce qu’on peu mettre pour les aider à passer ce cap sera utile. Les seules céréales distribuées sont peut-être un peu “justes” en cette période épuisante pour elles.

Attention à cette période qui peut aussi être tentante pour le picage !
Une peau nue sur une grande surface peut attirer les “copines” mais si elles sont nourries correctement et pas stressées par d’autres facteurs, on y échappe sans problèmes, pas connu ça chez moi, tant mieux.

Et petit rappel….

Si la mue est normale, une poule qui perd ses plumes à d’autres périodes, qui a des croûtes sur la peau, des plaies ou autres, ce n’est pas normal. Il faut donc identifier les raisons et si on n’y arrive pas se faire aider par un vétérinaire pour soigner la cocotte en question. C’est signe d’une carence ou d’une infection parasitaire pouvant être bien plus grave et mener à la mort de l’animal.

Eulalie contemple ses vêtements tombés au sol ! “C’est à moi tout ça ??? ♪ ♫ ♫ mon truc en plumes, plumes de zoizos, de zanimos ♪ ♫ “

Mue Eulalie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Quand Léontine réinvente le portage ventral…

Quand Léontine réinvente le portage ventral…

Beaucoup de mouvement au petit poulailler avec l’arrivée des petits d’Eulalie. Léontine a passé pas mal de temps derrière le grillage à regarder avec beaucoup de curiosité sa copine avec ses petits. Elle s’est sans doute dit qu’elle aussi pouvait en faire autant donc un soir…..Léontine a fait la crêpe !

Allez c’est reparti !! Le printemps donne des envies à mes emplumées, pas qu’aux miennes d’ailleurs. Je n’ai pas prévu de faire un élevage industriel, donc je laisserais bien les choses se faire et qu’elle se lasse, mais voilà : dans sa vilaine aventure du jabot bouché, j’ai promis à Léontine que “si elle s’en sortait, la prochaine fois qu’elle le voudrait, je la laisserais couver”.
Oui je sais, et j’entends les remarques…..”Léontine est une poule !!” “rien qu’une poule enfin !!!”. Oui….mais j’ai un problème avec les promesses :  si je ne les respecte pas, et je fais tout pour l’éviter,  j’ai un énorme sentiment de trahison.
Poule ou pas poule, ben Léontine a droit au respect et à sa petite part de bonheur maternel. Bon allez soyons fous !

J’ai donc commandé à nouveau des œufs, comme pour Eulalie. Et avec le même plaisir je les ai mis sous Léontine.  Le petit poulailler annexe étant encore occupé par la famille d’Eulalie, l’espace était limité pour mettre ma poule couveuse qui est restée quelques temps dans le poulailler principal, dans un nid qui lui était réservé.
Seulement voilà : les poules adorent pondre dans le même nid, même si on leur en pose plusieurs. Donc beaucoup de vas et viens dans le nid, et, de maladresses en disputes de territoire, les œufs ont subi des dommages et ont vu leur nombre se restreindre : il n’en reste que 2 qui semblent clairs.
15 jours ont passé.
Je reprends donc des œufs ne voulant pas la laisser avoir couvé plusieurs semaines pour rien….la couvaison si elle dure fatigue les poules. 
Ils arriveront dans 2 jours.
Et pendant qu’on y est, Nougatine s’est aussi mise à avoir des envies de fonder une famille. Oulalala les filles, on se calme !!!!!!
Bon d’accord, je diviserai les œufs en 2, chacune la moitié et après STOP, on arrête pour cette année !!!

Léontine et Nougatine à la maternité

 

Je me dis que quand les nouveaux œufs arriveront j’isolerai mes tas de plumes, la famille d’Eulalie ayant intégré le grand poulailler, l’autre est à nouveau libre pour ces dames.
La veille de leur arrivée, je descends au poulailler pour ramasser les œufs du jour.
Comme d’habitude, je soulève les minis dindons qui grognent mais ne vont pas plus loin avec moi. Hop un œuf frais sous Nougatine. Super !
Je soulève Léontine et là…..rien.  Même pas les 2 œufs qui lui restaient. Je la soulève un peu plus haut et toujours rien. Allons bon ! Ils n’ont pas disparu comme ça ?!

Je prends Léontine dans mes bras, lui caresse le ventre, et là….surprise !!!!!!  Un œuf a fait l’omelette et a servi de colle aux 3 autres qui sont scotchés sous les ailes de chaque côté de la bête…..
Même à 1 mètre du sol ils tiennent impeccablement bien. Et quand je secoue un peu Léontine, rien ne tombe. Pour ma part je suis prise de fous rires mêlés de lassitude.
Je n’ai pu les décoller qu’en tirant un bon moment en faisant attention et avec la crainte de lui faire mal.
Léontine avait revisité le portage ventral !!!! Se balader et couver en même temps ! Serait-elle précurseur ? …….
Toujours est-il que lassée par tant d’aléas (moi aussi d’ailleurs) le même soir, elle ne se mettait plus dans le nid mais sur le perchoir. Léontine avait fini de couver, c’était dit clairement. Moi j’avais tenu ma promesse.

Heureusement pour les œufs arrivés le lendemain, Nougatine était toujours attelée à sa tâche. Aucun risque cette fois:  je l’ai isolée dès le début. Il y a 4 œufs sous elle. Dans une semaine je saurai ce qu’il en est car si éclosion il y a, ce sera le 1er juin. Ce sera la surprise !

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Le 1er mois des poussins

Le 1er mois des poussins

Ce 21 Avril les poussins d’Eulalie ont 1 mois !

” Oh 1 mois, déjà !!!! comme ça passe viiite ” “faudrait que ca reste toujours tout petit…” etc.
Il semble donc que tous les poncifs humains s’appliquent aussi aux poussins !
Mais en 1 mois il s’en est passé des choses !!!

On est passés de – 7° extérieurs à leur naissance à +28 aujourd’hui…. (une certaine résistance est vraiment nécessaire aux poussins comme aux humains d’ailleurs). Les premiers jours, Eulalie a surtout fait office de couette pour tenir chaud à ses petits entre 2 déplacements pour que tout ce petit monde se nourrisse.

Eulalie montre aux petits comment manger.Jour 1

Depuis le 1er jour, je fabrique des pâtées améliorées pour eux et leur mère. Des grains concassés sont aussi à disposition.
J’ai évité la “semoulette”, grains broyés vendus exprès pour les poussins, contenant des substances comme les cendres que l’on trouve aussi, malheureusement, dans les croquettes pour chats ou chiens, les avis concernant la qualité de cette alimentation n’étant pas très positifs sur la durée de vie des futures poules.
L’eau est à volonté bien sûr, mais dans un petit abreuvoir où les poussins n’iront pas sans pouvoir en sortir facilement. Pour un poussin, qui ne sait pas nager, les récipients d’eau sont rapidement des piscines olympiques donc attention !!

Pollen met les pieds dans le plat Jour 10

Au bout de quelques jours des petites plumes ont fait leur apparition, sur les ailes pour commencer. Aujourd’hui on en est à de jolies ailes emplumées, des pattes avec des plumes, et le reste tout en duvet, ce qui donne un style “faut dire”.
Partant de leurs couleurs, et aidée par des proches, j’ai retenu 2 noms : Pollen pour le poussin fauve et Nuage pour celui bleu/gris. Ils ont aussi l’avantage d’être un peu mixte ce qui sera pratique quand leur sexe sera vérifié. En fait, à quelques races près dont le plumage est différent dès la naissance, “sexer” un poussin est un travail d’expert et je ne suis pas un Maître Japonnais (qui excellent dans ce domaine).
Je commence à avoir des idées en les observant avec attention dans leurs comportements et un peu dans le plumage, mais ça reste encore une supposition.
Le sexe sera certain dans 2 mois quand les plumes donneront vraiment une idée de qui est quoi.

 

Nuage

 

Des petites sorties sous surveillance ont eu lieu, régulièrement. Çà m’a permis de voir un peu le comportement de cette maman poule, en extérieur.
En fait Eulalie a un immense problème…..elle est trop gentille !!!!
Si une autre de ses copines de chambrée vient faire régner l’ordre à coups de becs sur les poussins, qui même s’ils ne sont “que” hiérarchiques sont quand même  des coups de becs, ben…. Eulalie répond à peine, considérant sans doute sa propre hiérarchie. Elle ne répond qu’à celles qui lui sont inférieures, autant dire que ça ne se bouscule pas…. !!!!

Après observation, Eulalie est une mère très gentille avec ses petits, elle leur montre les choses à faire (les poussins apprennent par mimétisme), celles à manger et comment s’y prendre, comment boire, comment gratter, bref tout ce qui fait le bonheur d’une vie de poulette, elle leur tient chaud, leur parle beaucoup, les rassure aussi quand ils braillent (oui, je dis bien “braillent”) de détresse parce qu’elle a disparu de leur champ visuel, elle accourt à leurs appels, MAIS elle a du mal à les défendre face à ses congénères, et leur laisse un peu trop de “champ libre” quand elle est affairée quelque part et là : ils sont vulnérables.
Par contre le chat, lui,  est maintenu à distance depuis le début, des coups de bec bien sentis lui ont fait comprendre qu’il devait agrandir son cercle de passage quand il allait dans le jardin. Elle n’a pas hésité à lui “voler dans les plumes” sans qu’il comprenne d’ailleurs vraiment pourquoi.
Eulalie n’a pas peur du chat. Le chat a peur d’Eulalie. C’est déjà ça.

J’ai eu autrefois une mère poule qui se transformait en furie ébouriffée dès qu’un signe d’agression , même tout petit-petit, avait lieu envers ses poussins. De fait, la gestion des dangers était facilitée.

Donc partant de ces observations j’ai dû adapter la prise en charge des poussins sur l’extérieur, si je voulais que ce petit monde profite, en famille, de la joie d’être dehors.
Ayant pour ambition de voir ces 2 boules de plumes devenir de beaux et grands coqs et/ou poules, il a fallu organiser les journées en plein air !
Quand je suis là, la petite famille sort dans l’enclos extérieur attenant au poulailler, séparée des autres qui sont en liberté dans le terrain et peuvent quand même s’habituer en les voyant, à ces “petits nouveaux”, mais avec de l’espace aussi pour faire des expériences rigolotes : courir après les 1ers papillons en balade, gober des mouches, faire la sieste calés dans des petits trous du mur (où ces futurs Brahma gigantesques auront, plus tard, du mal à poser une patte), tirer sur les pétales d’un pissenlit, arriver en courant dans les pattes de maman qui a trouvé un trésor culinaire et les appelle. Bref, plein de choses passionnantes mais épuisantes qui font que le soir tout le monde dort très très vite.

Quand je suis absente, et bien c’est dans une grande cage sur l’herbe que la “Eulalie’s family” passe sa journée, à l’abri des prédateurs verticaux et horizontaux, mais en plein air.
Pour les faire rentrer sans les stresser, la technique infaillible c’est de poser à manger dedans. Eulalie les y emmène directement ! Idem le soir pour rentrer dormir dans le petit poulailler.
Cette cage de 4m2, achetée pour l’occasion, pourra servir ultérieurement pour d’autres choses comme, entre autre,  protéger une poule en convalescence sur l’extérieur, donc pas un investissement inutile.
Elle est sans fond, ce qui évite les blessures et permet de gratter la terre, grillagée sur les côtés et le dessus, avec ouvertures sur le dessus et sur 2 côtés pour attraper plus facilement les animaux. Elle se déplace facilement et permet donc de faire des rotations dans le jardin pour ne pas abîmer l’herbe. Je la fixe au sol avec des piquets (sardines) de camping pour plus de sécurité même si je le rappelle, le risque zéro n’existe pas.

Je veille donc autant que possible à la sécurité, et Eulalie fait le reste.

J’essaie aussi d’apprivoiser un peu ces 2 pioupious. Leur montrer que dans mes mains, la finalité ne sera pas dangereuse. Plus facile avec Pollen qu’avec Nuage ; il faut donc de la patience et du temps !

Pollen

Voilà donc le bilan de ce premier mois. Un peu plus de travail certes, mais quel bonheur de les observer, voir comment ils apprennent et reproduisent, leur relation avec leur mère, est un temps de plaisir. Ils vont continuer de grandir, et d’ici plusieurs semaines, fin de printemps je pense, seront assez forts pour affronter l’extérieur.                  Comme maman Eulalie à son arrivée !

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L’hiver est arrivé !!!

L’hiver est arrivé !!!
Ca y est l'hiver est arrivé !!!
L’hiver chez nous !

Et oui, on a beau savoir que tous les ans il revient, on est toujours surpris de son arrivée !

Le revoilà donc, floconneux et froid, mais aussi pailleté et féerique.
Enfin…..féerique pour moi, parce que les minis dindons ne sont pas ravis du tout de son arrivée. Mais alors PAS DU TOUT !!!!!
“La neige c’est froid. pis la neige c’est mouillé et des fois ça glisse, et pis çà cache tout !!! Plus d’herbe à portée de bec, plus de petits vers qui auraient oublié d’hiberner et qu’on aurait pu croquer. Beurk, nous on n’aime pas la neige et on n’aime pas l’hiver”.
Les becs sont de travers et les crêtes en biais. Ca ronchonne dur au poulailler !!!!!

Une seule patte dans la neige c'est suffisant
Philomène économise ses pattes

Et oui, les poules n’aiment pas l’hiver et encore moins la neige ! Donc, pour leur redonner un peu le sourire,  je leur concocte avec amour des petites pâtées “de derrière les fagots” que j’enrichis de tout ce qui peut faire leur bonheur et que je fais tiédir avant le service.
Faire tiédir les pâtées  réchauffe les poules, et si c’est avant le coucher c’est encore mieux. Les calories leur tiendront chaud pendant la nuit. Le matin c’est distribution de graines, d’épluchures et de quelques vers de farine, le tout accompagné d’eau non gelée !!!
Le sol du poulailler est couvert de paille pour que les pattes de ces dames soient au chaud.

A part Jacquotte qui continue bravement à me faire un œuf de temps à autre et qui n’hésite pas trop à sortir sur un petit trajet, histoire de se réchauffer les pattes en marchant, les autres sont en mode “service minimum”.
Philomène imite les hérons en restant sur une seule patte, Léontine médite énormément sur les bienfaits du printemps, et le trio des “petites jeunes” refuse de descendre de son bord de fenêtre juste à l’entrée du poulailler, sauf pour manger…. heureusement !

Jacquotte est intrépide et brave la neige
Le printemps c'est plus rigolo !!!!
Léontine pensive

Bref la grogne s’est installée, et je sens bien dans leurs regards que mes tas de plumes attendent de moi  que je remédie à cette situation INTOLERABLE !
Ben oui…. mais bon, mes cocottes faudra “faire avec” !!!  Je ne vais quand même pas souffler sur la neige pour qu’elle fonde ????
Pourtant, quand elles me regardent je sens bien qu’elles se disent que, ben si,  je devrais “au moins” essayer……

On est mieux en hauteur !
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Léontine a décidé de couver….fin Septembre !!!

Léontine a décidé de couver….fin Septembre !!!

Ou l’aventure de faire découver une poule…. 🙁

Je passe relever mes œufs, “tranquillou”, Léontine est dans le nid, pas de soucis elle doit être en train de pondre. Je reviendrai dans un moment.
Je reviens 2 heures plus tard, Léontine est toujours dans le nid, elle n’a pas bougé d’un millimètre.

Non !!!!! Elle couve !!!!!! “Pffffff pas fin Septembre enfin !!!!!”

En effet l’automne n’est pas la meilleure saison pour faire couver une poule, les poussins arriveront fin octobre (21 jours exactement après le début de la couvaison) donc pas prêts du tout pour affronter l’hiver avec leurs 4 plumes sur le dos.
Pour finir et le problème n’est pas des moindres, mes œufs ne sont pas fécondés, je n’ai pas de coq. Il y a bien celui du voisin mais ça ne me tente pas, c’est un braillard et pas envie d’en avoir un comme çà. J’avais pensé acheter des œufs fécondés (des fermes en vendent par correspondance et apparemment ça se passe pas mal), mais bon, pas en Septembre !!!!
Donc c’est décidé, Léontine ne couvera pas, on reverra au printemps si ça la reprend, mais là pas question !!

Je m’approche donc du nid, rien ne bouge, Léontine est devenue une crêpe, totalement affalée, mais je vois bien les 2 yeux qui me suivent sans rien louper. Je sais par expérience que les poules qui couvent n’aiment pas être dérangées et le montrent parfois de façon assez “virulente”. Allez, en douceur je bascule le nid petit à petit, toujours rien qui bouge, la crêpe colle à la poêle…

Léontine couve...
Léontine veut couver…… 23 Septembre 2017

Le nid est presque vertical quand elle en sort, furieuse, hurlant son mécontentement, poussant des grognements  que la politesse m’interdit de traduire ici, mais j’ai été traitée de tous les noms d’oiseaux !
Pas grave, hé hé, je l’ai bien eue, la voilà dehors. Je ramasse mes œufs et repars chez moi.

Le soir je viens donner la pâtée….pas de Léontine….la crêpe est à nouveau dans le nid. Bon, d’accord c’était un peu facile.
Je la revire, toujours furieuse mais vite calmée par la gamelle. Je repars.
Bien évidemment au moment du “coucher” la bourrique est retournée dans le nid.
A bourrique, bourrique et demie, je la prends et la pose sur le perchoir avec ses copines. Non mais !!!!

Mais le lendemain matin, on recommence….
Je regarde donc dans des bouquins et sur le net, les façons de faire découver une poule ( pas gagné) ça passe du bain dans l’eau glacée (la température de la poule étant en hausse l’idée est de la faire baisser) des anciens faisaient ça, mais bon je ne nous vois ni l’une ni l’autre dans cette opération, un peu rustique quand même.
Autre idée, aspirine, mmm…..mais bon, si ça m’arrive d’en donner dans de rares cas de maladie, c’est toujours en hésitant, en calculant le dosage etc. bref, pas envie non plus.
Il y a aussi la vieille idée de la mettre plusieurs jours sous un carton, dans le noir sans boire ni manger (ça viendrait pas de là “8 jours sous une benne ??”) Mais là non plus je ne vois pas Léontine sécher toute seule dans son carton…..En plus toutes ces méthodes sont très aléatoires quant au résultat.

Bon je vais en tenter une, isoler la bête quelques jours et la mettre sur un sol froid sans paille ni rien, juste à boire. Sitôt dit, sitôt fait. Bien évidemment je me fais encore insulter mais là, ma cocotte tu vas voir qui c’est le chef !!!

La voilà dans le petit poulailler annexe. Les autres passent devant, ça papote un peu, la journée passe. Le soir je craque sur l’air tout triste de ce tas de plumes, je la cale sur un perchoir avec ses congénères.

Le lendemain matin la crêpe est bien sûr retournée dans sa poêle…………
Plus têtu qu’une poule tu meurs !
Bon les autres ayant pondu et tout le monde étant en balade dans le terrain, j’attrape la furie et la pose dans l’herbe avec les autres. Et…….je ferme la porte du poulailler !!!!, finalement elles n’ont rien à y faire avant ce soir, elles sont toutes sous les arbres, à boire et à manger dehors autant qu’on veut. Je me réjouis d’avoir eu cette idée un peu sadique mais qui me fait un bien fou !
Une grande partie de la journée quand elle me voit, elle arrive en braillant, puis ça à l’air de se calmer…..le soir je la trouve….sur le perchoir !!!!
Le lendemain matin, elle sort comme les autres.

Victoire !!!!!!…………………………. cette fois.

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Attaque du poulailler dans la nuit du 1er juillet

Attaque du poulailler dans la nuit du 1er juillet

Réveil en sursaut à 4h20 par des cris de panique et d’épouvante. J’ai tout de suite compris… c’était une attaque de prédateur !!!

Comme le poulailler est proche de la maison et qu’à cause de la chaleur je dormais les fenêtres ouvertes, j’ai pu intervenir rapidement et de fait sauver 3 de mes 5 cocottes. Mais 2 sont mortes dont une qui avait commencé à être emmenée.

A cause de la canicule j’avais laissé une petite ouverture entrouverte vers le poulailler et l’enclos était fermé pour la nuit avec les clôtures.

Poules Jacquotte Philomène 07 2017
le lendemain de l’attaque on se serre les ailes

Cà n’a pas échappé à l’ignoble Croquetout qui a quand même escaladé un mur pour l’atteindre. Les renards sont redoutables quand ils chassent (voir onglet documents).

J’ai retenu la leçon ! Le lendemain les ouvertures du poulailler ont été revues et le soir maintenant c’est Fort Knox pour les poulettes !!!

Mais ne jamais oublier que le risque “zéro” n’existe pas…

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