Le chant du coq

Le chant du coq

Un des charmes de la vie rurale, s’il n’est pas situé juste sous votre fenêtre de chambre, c’est le chant du coq. Et puis avec ses magnifiques couleurs, le coq est un plaisir à contempler, fier, empli de prestance, se promenant dans le petit poulailler.

Certains préconisent des élastiques autour du cou du coq pour l’empêcher de chanter…..pas de ça chez moi!! Si on ne supporte pas le chant du coq : on n’a pas de coq. C’est mon point de vue.
Une possibilité alternative et assez efficace réside dans le fait de fermer le poulailler dont on aura pour la nuit calfeutré toutes les entrées de lumière. Si le coq chante aux tous premiers rayons solaires, ne les voyant pas : il se taira. Il chantera à l’ouverture du poulailler dont vous aurez choisi l’heure.

Pour les voisins, alors là… il faut voir où on vit. Certaines mairies ont même pris des arrêtés sur le sujet…
Le mieux est d’aller voir vos voisins avant. On peut être surpris par la réaction positive de certains.

Il y a ce que moi j’appelle, et là encore je parle pour moi,  les “vraies” campagnes et les “fausses”. Les “vraies” à mes yeux ce sont celles d’autrefois, qui ont toujours connu cette vie où les hommes cohabitent avec les animaux depuis des siècles. Les vaches meuglent et font des bouses, il y a des mouches, les moutons bêlent, etc, et les coqs chantent. C’est ainsi. On en prend les avantages et les inconvénients,  et d’ailleurs ça ne pose question à personne.
Pour les “fausses” campagnes, je pense aux lieux habités par des gens en “mal de nature” mais pas des “nuisances” (pourtant bien naturelles) pouvant découler de celle-ci.
Les avantages, rien que les avantages. A chacun sa philosophie…..
J’ai la chance de vivre dans la “vraie” campagne, bien rurale, celle où on croise encore des taureaux dans les prés avec les vaches. Celle avec plein d’avantages et plein d’inconvénients, mais qu’on aime parce qu’elle n’est pas aseptisée.

Mon oreille a pu s’habituer sans trop de difficultés à ce réveil matin naturel, le coq de mon voisin ayant une forte tendance à démarrer ses vocalises très tôt le matin. Et puis après avoir passé des années dans une grande ville, au milieu des klaxons, des bruits d’auto-radios, des chahuts, bruits de camions poubelles et en tous genre, etc….franchement  le chant du coq est plutôt sympathique.

L’arrivée de Pollen et son affirmation sexuelle nous offrent des concerts, des duos où chacun joue sa partition…. Une chance, Pollen, en bon Brahma a un chant assez grave, genre Baryton, de fait moins stressant.  Mais bon, il y a quand même des fois où on a envie de leur demander  de communiquer un tout petit peu plus tard.

Donc quand on dort la fenêtre ouverte l’été, on peut entendre des chants venus d’ici et d’ailleurs, et oui, ils se répondent tous. J’en ai entendu 4 qui se répondaient d’un hameau à l’autre, ils ont l’oreille fine.
– Cocooooricoooooo
– Cooooocoriiiicoriiiicoooooooo
– coooooocoooooocoooo
– Cooooooocooooo

(traduction :

  • coucou les copains!  ici c’est chez moi ! ♪
  • oui ben moi aussi je suis là et chez moi on est bien, hein les filles ! ♪ ♫
  • moi aussi alors tu es prévenu, fais gaffe à ta crête  ♫
  • Eh les cocottes, chez moi c’est pas mal aussi  ♫ ♪ ♫ )

Et pendant ce temps-là…..tic tac tic tac…..

Mais voilà…le chant est un des attributs du coq. N’oublions jamais que pépère est un oiseau, autrefois sauvage,  et il garde de ce dernier tous les comportements types.
Il montre sa puissance et sa force, il veut séduire !!!! Alors hop, aux premières lueurs matinales, encore peu visibles pour l’œil humain, il essaie de faire comprendre à d’éventuels concurrents, qu’il est là, sur SON territoire, et a bien l’intention d’y rester. Si son petit harem se montre émoustillé par cette belle prestation, bah…..c’est un bonus.
Et des petites piqûres de rappel pendant la journée, plus ou moins longues et fortes, permettent de maintenir le message.
Un coq qui serait malade aurait un chant moins sonore, l’information serait reçue comme telle par les poules qui de fait ne voudraient plus qu’il les coche (c’est le nom donné à l’acte de reproduction du coq sur la poule).

Si on observe notre mélomane au moment du chant, il est fier, dressé sur ses ergots, ça ne rigole pas. Un coq vigoureux a un chant puissant, il est donc en bonne santé (c’est aussi un signe pour nous de son état général) et le montre ainsi aux éventuelles intéressées….”si je suis fort c’est que je suis bien ici, la nourriture est abondante, donc avec moi, vous aurez tout ce qu’il vous faut”. Et bien sûr, il y en aura toujours une pour céder à son chant séducteur et dandiner nonchalamment du croupion devant ses cordes vocales.

Tant qu’à séduire, il faut aussi compter sur l’apparence ! Alors nos beaux gallinacés se parent d’attributs colorés, de barbillons rouge vif, de crêtes plus ou moins grosses selon les races, et là je dois avouer que certains sont vraiment magnifiques.

Br 2hmHerminé
Mon coq brahma herminé 1999
Nino, mon coq Brahma perdrix Maillé Doré en 2000, adulte.

Chanter pour se reproduire

S’il arrive à ses fins, et il y arrivera, notre Casanova à plumes cochera ses poules. Il y a là aussi des favorites qui seront plus souvent sollicitées. Ce  n’est pas toujours très agréable pour ces dernières car certains coqs peuvent être plus brutaux que d’autres, ou plus demandeurs, blesser ou épuiser les poules.
Il faut veiller à ça et les protéger si c’est le cas.
Pour éviter les blessures, on peut fabriquer ou acheter des “selles de protection” genre de selle posée sur le dos et passant sous les ailes, qui empêchent le coq de blesser la poule en s’agrippant à elle avec ses ergots. Certaines peuvent être vraiment dans des états déplorables, blessées gravement. Dans ce cas isoler les poules concernées le temps qu’elles se refassent une vraie santé est indispensable.

Au moment de l’accouplement, le coq ne pénètre pas la poule. Les testicules sont internes, à hauteur des reins, et il n’a pas de pénis, comme beaucoup d’oiseaux.
Les spermatozoïdes seront expulsés par le cloaque. Il y a donc ce qu’on appelle le “baiser cloacal” où les 2 cloaques sont maintenus l’un (mâle) sur l’autre (femelle) pour que les spermatozoïdes puissent s’y verser. Ils seront stockés dans l’oviducte de la poule et pourront féconder en une fois tous les ovules de la grappe en préparation. Si on est déjà dans une période où le blanc se forme autour de l’ovule, la fécondation sera impossible, c’est pour cette raison qu’il faut attendre plusieurs jours après la mise en place d’un coq pour trouver des œufs fécondés, et qu’à contrario, on peut en trouver parfois 3 semaines après son départ.

Côté séduction, Pollen, qui depuis 1 mois, s’affirme un peu plus chaque jour en tant que coq et dans sa sexualité  fait ses premiers pas avec quelques maladresses dues à son âge.
Ce n’est pas gagné avec tout le monde dans le petit poulailler.  Les anciennes ont tendance à préférer, et de loin,  leur tranquillité.
J’ai vu tout à l”heure Léontine en pleine mue et qui a autre chose à faire, mais qui vit un calvaire depuis  2 jours car il est tombé en pâmoison pour elle, traverser le jardin tout entier en courant droit devant, avec Pollen (et son coup de foudre) 20 cm derrière. Il y a cru un moment le pauvre, mais il a fini par abandonner, cette fois…. parce que les coqs sont têtus. Idem avec Philomène.
Les anciennes sont des vieilles filles aguerries et il leur en faut, pour l’instant,  un peu plus semble t’il qu’un cocorico tonitruant et 2 ou 3 battements d’ailes aux plumes magnifiques. En tous cas il va falloir qu’il affûte ses arguments….et il y arrivera.

Pollen, Brahma Fauve Herminé bleu 2018

 

La mue

La mue

Les feuilles tombent ? Les plumes aussi !

Nos cocottes font comme nous, elle changent de tenue pour affronter l’hiver.

La mue : c’est normal, en fin d’été ça commence et ça s’étire sur l’automne. D’autres ont ce qu’on appelle des mues tardives mais c’est plus gênant quand ça arrive alors que le froid est déjà installé car notre drôle d’oiseau sera plus fragilisé.

Une fois par an, comme dit dans mon chapitre sur le sujet (voir au fil des saison/l’été) les oiseaux remplacent leur plumage usé pour pouvoir affronter l’hiver dans de meilleures conditions, avec un plumage tout neuf et bien protecteur contre froid et humidité. Un an de “vie de poule” a abîmé l’ancien, les pontes, les couvaisons, etc.

Les jeunes de l’année ne muent pas, ils l’ont déjà fait en changeant leur duvet contre des plumes. Ils sont encore tous neufs (eux…) !

Je note cette année que celles qui ont passé du temps à couver obstinément, (malgré toute l’énergie que j’ai pu mettre à les en dissuader, articles sur le sujet), et qui de fait ont moins entretenu leur plumage pendant ces mois passés, ont eu une mue assez spectaculaire !

En tête du groupe des déplumées Nougatine et Eulalie sont vraiment bien placées. Si d’autres ont perdu quelques plumes, franchement ces 2 là ont fait très fort.
Nougatine les a perdues sur quelques jours, Eulalie en 24 heures !!! Jamais vu ça moi…. Le matin on ouvre à une poule qui a perdu quelques plumes, le soir on voit arriver pour son repas “un truc” assez indéfinissable.
Après un gros fou-rire (je pense  l’avoir un peu vexée…) j’ai fini par la plaindre car pas facile à assumer de ressembler à ça et d’être de fait, assez vulnérable.
Au vu du volume de plumes sur une Brahma, quand elles les perdent en masse, ben…… c’est aussi  impressionnant au sol (une impression d’oreillers qu’on aurait crevés dans une bataille) que sur elles qui sont méconnaissables et pour le coup, je le dis : vraiment moches…,pour ne pas dire ridicules !!

Alors là, sincèrement, si un “ami des animaux” passe dans le coin, je suis bonne pour un signalement à la SPA…

Des épouvantails je vous dis !!!!

Nougatine Mue 2018
Eulalie Mue 2018

Par contre ce que je trouve d’assez stupéfiant c’est la vitesse de repousse. Chaque jour il y a une évolution.
Il y a 10 jours Eulalie ressemblait à un poulet “prêt à cuire”, En milieu de semaine elle avait les tubes des nouvelles plumes qui apparaissaient, ce week-end ils étaient complètement formés et aujourd’hui les nouvelles plumes en sortent. Si tout va bien je devrais donc retrouver mes grosses doudounes ambulantes dans pas trop longtemps, et mes mini dindons devraient se sentir bien mieux aussi.

naissance des tubes des nouvelles plumes

 

les plumes commencent à sortir des tubes

C’est une période où elles sont fragilisées. Donc par définition il faut les aider à passer ce cap qui leur demande beaucoup d’énergie.

Inutile de dire que la ponte est plus qu’en baisse. Elle est même quasi inexistante. Les seules qui sont encore vaguement actives sont celles qui n’ont pas encore attaqué leur relooking, ou alors très peu.
Bon mes emplumées (quoi que sur ce coup-là….) ne peuvent pas tout faire, et au vu du boulot que ça représente, je les comprends.
Alors on les bichonne !!!! Pâtées enrichies comme je l’ai dit dans les chapitres sur le sujet. Y a rien de tel ! Huile de foie de morue, vers de farine et autres gourmandises seront plus que bienvenus chaque jour. Protéines, verdure, riz, etc. tout ce qu’on peu mettre pour les aider à passer ce cap sera utile. Les seules céréales distribuées sont peut-être un peu “justes” en cette période épuisante pour elles.

Attention à cette période qui peut aussi être tentante pour le picage !
Une peau nue sur une grande surface peut attirer les “copines” mais si elles sont nourries correctement et pas stressées par d’autres facteurs, on y échappe sans problèmes, pas connu ça chez moi, tant mieux.

Et petit rappel….

Si la mue est normale, une poule qui perd ses plumes à d’autres périodes, qui a des croûtes sur la peau, des plaies ou autres, ce n’est pas normal. Il faut donc identifier les raisons et si on n’y arrive pas se faire aider par un vétérinaire pour soigner la cocotte en question. C’est signe d’une carence ou d’une infection parasitaire pouvant être bien plus grave et mener à la mort de l’animal.

Eulalie contemple ses vêtements tombés au sol ! “C’est à moi tout ça ??? ♪ ♫ ♫ mon truc en plumes, plumes de zoizos, de zanimos ♪ ♫ “

Mue Eulalie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Retour sur l’utilisation du portier automatique….1 an après !

Retour sur l’utilisation du portier automatique….1 an après !

Comme dit dans le premier article sur le sujet, cette acquisition d’un portier automatique pour poulailler s’est faite à la fois pour la sécurité des habitantes du petit poulailler mais aussi pour ma tranquillité d’esprit quand je suis amenée avoir du retard dans mes retours à la maison.
Je suis moins dans “l’angoisse” d’une visite indésirable à la nuit tombée. Même si mon tempérament m’oblige à regarder de loin si tout est bien fermé quand je rentre, on ne se refait pas, savoir que les risques sont limités est un vrai apaisement.

Oui on peut voir de loin si tout fonctionne !! Grâce à une lampe clignotante qui émet toutes les minutes, et comme j’ai une pièce de la maison d’où on voit très bien cette lumière, même pas besoin de sortir pour vérifier !

Donc…..

Vous l’avez deviné, je suis ravie de cet achat qui représente quand même une petite somme (entre 130 et 160€ selon le modèle, pour ma part un “chickenguard premium” avec une “porte MS“), mais ça vaut le coup.
La taille de la porte permet à mes Brahmas de passer (elles ne passent pas à 2 non plus ! Faudrait pas exagérer quand même !!!. Les plus grandes portes correspondant sans doute plus à des oies.

La mise en service est très simple, et des explications sur le net nous montrent aussi en vidéo comment faire les réglages. Ces derniers sont vraiment accessibles.

Je n’ai pas eu de panne, les piles d’origine ont fonctionné sans problème pendant 10 mois, ce qui au vu des hivers rigoureux de mon secteur (les nuits pendant plus d’une semaine sont descendues à – 18°) avec des températures négatives en journée plusieurs semaines d’affilé). Et soirs comme matins, la porte s’est levée ou fermée !
Il y a eu 2 matins où elle ne l’a pas fait, mais le boitier n’y est pour rien : en effet l’humidité nocturne et le froid avaient collé la porte dans les rails. J’ai donc graissé un peu l’intérieur des rails.

Les piles ont du être changées pendant l’été, et comme je l’avais mal fait (il y a des fois j’vous jure…pfff)  j’ai du recommencer récemment. J’ai remarqué que les pannes de piles se font porte fermée, ce qui limite aussi les risques d’intrusion. Un clignotant nous prévient du fait qu’il faut les changer…..je n’y ai pas été assez attentive pour anticiper mais comme je l’ai dit la porte restant fermée au matin,  c’est moins grave que si elle restait ouverte le soir.

J’ai aussi, dès l’installation, masqué par un seuil en bois le bas de porte qui tombe donc derrière et de fait ne permet pas à des griffes indésirables d’avoir une prise en soulevant la porte….On connait l’insistance des renards quand ils ont repéré un gibier facile d’accès. Mais là…..hé hé hé, je ne leur ai rien facilité.

Mes petits conseils :

  • Penser à graisser les rails de la porte en période de grand froid humide.
  • Vérifier que la lumière indiquant une prochaine panne de piles ne clignote pas (clignotement fréquent, contrairement à celui qui indique la bonne fermeture).
  • Vu les enjeux que ça représente, acheter des piles de qualité pour limiter les mauvaises surprises !!!

 

Et pour finir, je dirai que si cette sécurité est un plus et permet plus de liberté horaire, ce qui rend le poulailler encore plus agréable à avoir, et bien elle ne remplace en rien les passages hors portages de repas auprès de nos emplumées, comme les coucous du matin pour voir si tout va bien, et ceux du soir avec grattouilles sous le bec …si on ne rentre pas trop tard !!!

 

Les petits portraits de l’été : Philomène

Les petits portraits de l’été : Philomène

Selfie de Philomène

Ah Philomène ! Un des personnages du poulailler cette cocotte.

Issue de la race “coucou fermière” ( en rappel avec le plumage du coucou) elle est, avec Jacquotte, une des deux anciennes du poulailler. Parfois chef, parfois chef adjoint, tout dépend des occupations de l’une ou de l’autre.
Comme sa copine, Philomène a une certaine sagesse, et trimbale tranquillement  sa crête dans le jardin, ne donnant des coups de bec que quand c’est nécessaire. Elle aussi fait partie des rescapées de l’attaque du renard.
En tous cas elle et Jacquotte sont inséparables.

Philomène 2018

Histoire de se rappeler du “bon vieux temps”, cette boule de plumes farceuse s’amuse encore parfois à me faire jouer à la chasse aux œufs, mais ça reste assez raisonnable car dans le jardin cette fois, et pas en dehors (voir sujet les fugues). Et, comme pas mal de “filles” elle a une fleur préférée ! Philomène adore les Asters ! Avec leur hautes tiges ils offrent une cachette idéale pour pondre sans être vue, et j’imagine que c’est trop drôle de me voir les fouiller à la recherche d’un petit trésor à coquille !
Des petits marquages d’indépendance, elle est comme ça “Philo”, jamais elle ne rentrera vraiment dans le rang et pour le coup ça me fait plutôt sourire. Et puis……quand elle me regarde avec la tête de côté c’est dur de lutter !

Comme Jacquotte, Philomène a été une très bonne pondeuse. Ça commence à baisser un peu, mais ses œufs (eux aussi bien reconnaissables à leur couleur crème parsemée de tâches plus foncées, comme des taches de rousseur) sont encore régulièrement posés dans les nids, ou parfois dans les asters bien évidemment.

Familière, elle se poste souvent devant moi pour que je la caresse, ce que je fais avec plaisir et quand je la repose au sol elle s’ébouriffe, histoire de se remettre les plumes en place, avec un air presque courroucé. Puis elle part tranquillement dans le jardin, sans se presser. Alors, avec ses sourcils broussailleux, on dirait un vieux professeur qui se balade clopin clopant  en pleine réflexion,  les mains dans le dos.

Sa silhouette fait partie du décor du jardin et du petit poulailler.

Les sourcils de Philomène !

                                                   Sacrée Philomène !!!!

Les petits portraits de l’été : Nougatine et Eulalie

Les petits portraits de l’été : Nougatine et Eulalie

Selfie de Nougatine et Eulalie

Ah…..mes 2 Brahmas !!!!

Deux gros cœurs avec des plumes autour.

Arrivées à la maison il y a un an, elles avaient environ 4 mois. Je les trouvais déjà imposantes mais quand on connait les Brahmas on sait qu’il faut du temps pour que leur développement soit terminé (adultes à 18 mois) et donc, autant dire qu’à 4 mois elles sont presque minuscules !!!!
Les Brahmas sont parmi les plus grandes races de poules. Un coq Brahma peut atteindre 6 kg et 70 cm de Hauteur (surtout chez les Brahmas Blanc Herminé Noir où c’est encore plus fréquent). D’ailleurs ces coqs sont rarement agressifs avec les autres ce qui permet d’en avoir plusieurs sans soucis. Ca m’est arrivé, et je n’ai jamais eu de problèmes.

Bon pas de panique c’est pas des autruches non plus !!!!  Pourtant, pas facile dans mon secteur de trouver ces drôles d’oiseaux.
Mais grâce à internet et des recherches auprès des “amis de l’aviculture”, j’ai trouvé un passionné dans un département voisin où il se trouve que j’ai de la famille. Alors hop, petit périple alliant visite familiale et récupération des volatiles (2 Brahmas chez l’un et une d’une autre race chez l’autre) et voilà mes deux gros tas de plumes dans mon jardin.

Nougatine est une Brahma Blanc Sale (croisée entre Brahma blanc et Brahma Colombia (Fauve)).

Nougatine Juin 2018

 

Eulalie est une Brahma Perdrix Maillé Doré.

Eulalie Mai 2018

C’est un vrai bonheur de les voir se promener tranquillement, elles sont calmes, douces, affectueuses, rigolotes avec leur plumage bouffant qui leur donne un air empoté, et magnifiques.
Parfois il y a “comme un décalage” entre l’idée qu’elles ont de leur taille et la réalité, je les vois donc se percher maladroitement sur des endroits où je ne les imaginais pas,  elles peuvent s’y prendre en plusieurs fois ayant mal calculé la première tentative (ce qui je l’avoue me fait prendre quelques fous-rires) mais l’obstination paye car elles y arrivent.
Cette race me fascine et me passionne :  Tout y est, même si il y a de bien meilleures pondeuses qu’elles c’est clair, elles sont tout de même de bonnes pondeuses d’hiver, sont rustiques, ne craignent pas le froid étant de vraies doudounes ambulantes. Le chaud est plus compliqué pour les mêmes raisons, mais presque toutes les poules au final craignent le chaud, donc terrain avec ombrage et boisson à volonté sont indispensables, Brahmas ou pas.
La pluie ne les empêche pas d’être heureuses, seuls les parcours régulièrement boueux peuvent poser problème car leurs pattes très emplumées peuvent souffrir d’infections.

Et si leurs têtes, avec peu de crête et un bec un peu courbé,  (un restant de leur croisement entre les Cochins et les Combattants Malais) font penser aux rapaces et leur donnent un petit air presque ronchon, elles sont incroyablement sociables. Je peux les porter, les caresser un grand moment. Des peluches plumeuses en fait !!!

Puisque je parle de cette race je dois aussi dire, car c’est aussi  un élément qui les concerne (et pas qu’un peu !!!),  que les amateurs de poulet rôti affirment que sa chair est savoureuse, fine et de grande qualité….. le défaut étant (moi je trouve que c’est une qualité pour le coup !) que la croissance est très lente. Dans certains pays on les élève pour ca….
Quoi qu’il en soit, ça restera pour moi une hypothèse car ce n’est pas du tout, mais alors pas du tout envisageable de manger mes jolies dondons à plumes. Aucune habitante du petit poulailler ne sera concernée par cette issue, même pas en rêve, non mais !!!

Comme toutes les poules, les Brahmas sont têtues, surtout quand elles ont décidé de couver. Impossible de les décoller du nid. Dans ce domaine j’ai trouvé mon maître et dû me résoudre à abandonner l’idée de stopper les couvaisons, rien n’y fait.
Donc à défaut et bien j’oblige mes minis dindons à sortir 2 ou 3 fois dans la journée se dégourdir les pattes et la crête, boire et manger, avec le secret espoir à chaque fois qu’elles y prendront goût et arrêteront ENFIN de rester collées dans le nid. C’est d’ailleurs un vrai travail d’équipe cette envie de couver ! Elles se relaient, une va rester au nid pendant un mois, l’autre va s’y mettre, la première va reprendre un rythme normal le temps de se refaire une beauté, et hop : on recommence ! Ça dure depuis 6 mois cette affaire, en fait depuis qu’Eulalie a eu ses petits.  C’est comme ça, les Brahmas sont des bonnes couveuses, chacun son truc !

Le fait est que, depuis leur arrivée, Nougatine et Eulalie sont de grandes copines avec leur 3e comparse qui faisait partie du même voyage et dont je parlerai une autre fois. Comme je l’ai déjà souvent dit, la hiérarchie crée les liens et il semble qu’ils se tissent avec le vécu de l’arrivée au poulailler : quand on arrive ensemble et bien on forme un petit groupe assez solidaire (d’où, là aussi c’est une redite, l’importance d’éviter (sauf obligation), d’intégrer une seule poule dans un groupe).

Ahhh que je les aime  mes “brahmounettes”  !

Garde alternée des enfants !

 

Les petits portraits de l’été : Jacquotte

Les petits portraits de l’été : Jacquotte

Selfie de Jacquotte

Pas très âgée Jacquotte, 3 ans, est néanmoins la plus “vieille” du petit poulailler, seule survivante des 4 premières arrivées quand j’ai repris mon aventure “poulesque”.

Jacquotte

Jacquotte se retrouve donc la doyenne de la bande ! Du coup, elle s’avère aussi être une des dominantes du poulailler. 
Quand il n’y a pas de coq, des poules s’attribuent le rôle de dominantes, sur le critère de l’ancienneté principalement, celui de la force arrivant ensuite (surtout chez les coqs). Elles feront tout autant régner l’ordre, et, pour l’avoir malheureusement constaté lors de l’attaque de l’affreux “Croquetout” l’an dernier, elles sont aussi en capacité de prendre la défense des autres en cas de danger. Dans le monde des poules, la hiérarchie comprend à la fois le bon rôle (manger en priorité, choisir son lieu sur le perchoir, etc.) mais aussi le mauvais (avertir,  protéger, voire même se sacrifier….). Que les humains en prennent de la graine !! Hé hé hé.

Achetée chez un éleveur local qui fournit en poules fermières, Jacquotte, vendue sous l’appellation “Marans” est en fait une poule de naissance industrielle avec une souche Marans (être vigilent à l’achat si on souhaite une pure race !). De fait elle n’a pas la stature charpentée de la pure race, (Jacquotte est plutôt du genre grignette) ni ses tarses un peu emplumées.
Toutefois, Jacquotte pond des œufs de couleur brun foncé, qui même s’ils ne sont pas chocolat comme ceux de “la vraie”, donnent beaucoup de couleur à la collecte journalière.

Les œufs foncés de Jacquotte

Concernant la ponte, je dois reconnaître que j’ai rarement eu, au fil de toutes ces années, de poule qui ponde aussi bien. Je n’ai pas tenu de comptes la concernant, ce que je regrette un peu au vu de sa capacité, mais la première année a été impressionnante, rares ont été les périodes où ses œufs foncés n’étaient pas dans le nid, et idem pour l’an dernier. Cette année, Jacquotte ralentit un peu ce qui est quand même assez légitime et personne ne lui en voudra.

Côté caractère, cette cocotte est plutôt paisible et mène sa vie tranquillement, en veillant malgré tout à un respect des règles mais sans en abuser.
Ainsi, elle pourra donner un coup de bec réprobateur, mais ne sera pas acharnée sur telle ou telle du poulailler.
Je l’ai vue, accompagnée d’une autre dominante du poulailler, mettre fin avec un coup de bec bien senti sur la crête d’une des protagonistes, à une altercation un peu plus forte que d’habitude entre deux poules (l’une cherchant à dominer l’autre). Jacquotte en a calmé une, et l’autre dominante (Philomène dont je parlerai bientôt) a fait pareil avec l’autre. Elles se sont littéralement interposées entre les 2 autres du genre “eh les filles !!! Ca suffit on se calme !!!!!”. J’étais vraiment scotchée….. ca ne se serait pas passé devant moi j’aurais eu du mal à l’imaginer, et ne m’y attendant pas, je n’ai pas eu le réflexe de filmer cette scène.
Quand je dis que les regarder vivre est fascinant !!!!

Je l’ai vu aussi expliquer de façon claire et sans appel, aux poussins d’Eulalie à leur première sortie, que dans la hiérarchie de leur nouvelle maison…..ben ce n’était pas eux qui étaient en haut.
Je surveillais, toute attendrie, cette sortie, et j’ai vu rappliquer ma Jacquotte, les observer un court instant puis donner 2 coups de bec à chacun et repartir. Le lendemain, Philomène en remettait une couche de la même façon.
Bon : en guise de bienvenue, ca cale les affaires !!! ….mais dans les poulaillers, qui sont très structurés socialement, on met rarement un collier de fleurs autour du cou des petits nouveaux !
Donc de toutes façons ils devaient passer au “bizutage”, et c’est ainsi que les poules montrent le fonctionnement du groupe aux nouveaux, personne n’y échappe, d’où l’intérêt de surveiller les premières sorties des poussins, et les intégrations des poules plus grandes comme je l’ai déjà expliqué.
Il faut veiller à ce que ca ne dégénère pas : les poules peuvent très bien tuer une autre poule en s’acharnant dessus, alors un poussin……!!!! Mais il n’y a rien eu de semblable dans cette affaire, Jacquotte, que je n’avais encore jamais vue avec des poussins,  ne semble pas du tout dans ce fonctionnement, ouf !
Juste une présentation “basique” des règles de vie du petit poulailler, avec encore aujourd’hui quelques petits rappels car parfois les 2 ados à plumes ont tendance à oublier…..

Avec l’humain, Jacquotte est une poule familière, elle vient vers eux sans soucis, elle adore même ça. Etre dans le jardin signifie avoir Jacquotte dans les parages !
Pour ce qui me concerne (là par contre tout le monde ne peut pas et j’adore ces petits privilèges hé hé) je peux la caresser, la porter sans problèmes, la grattouiller (mais il ne faut pas que ca dure trop, les effusions trop prononcées c’est pas son truc à miss Jacquotte !).
Elle est vive, curieuse et assez “affûtée”.
Comme elle a bien compris les fonctionnements de la maison, elle sait très bien se faire comprendre, réclamer s’il le faut, faire le nécessaire pour obtenir satisfaction…. ou exprimer un mécontentement.
“Sacrée boule de plumes” !

Je trouve que quand elle se promène dans le jardin, Jacquotte dégage une espèce de sagesse, et j’espère que sa crête y déambulera encore longtemps !

Jacquotte 2018

 

les petits portraits de l’été : Pollen

les petits portraits de l’été : Pollen

Selfie de Pollen !

Né de la couvaison d’Eulalie, Pollen a pointé son bec le 22 Mars 2018.

 

Pollen. 24 Heures.

Petit Brahma, ma race préférée, comme Eulalie et Nougatine qui n’ont pas de lien sanguin avec ce poussin issu d’œufs fécondés comme je l’ai raconté dans l’article sur la couvaison d’Eulalie (lien).

Censé être fauve herminé noir, ce poussin s’avère en fait être fauve herminé bleu. J’aime beaucoup aussi cette couleur, plus rare d’ailleurs que les herminés noir. La question, comme tout le monde chaque fois qu’on a des poussins,  était de savoir si Pollen était une poulette ou un coquelet….

Difficile à voir à la naissance, et plus compliqué dans cette couleur que chez les “Brahma perdrix maillés”, où rapidement les plumages  mâle/femelle sont différents et où donc le sexage est plus rapide que pour d’autres. Certaines races aussi ont des poussins qui dès la naissance ont un duvet différent, comme les Faverolles par exemple.
De plus je ne suis pas du tout une experte japonaise (ils ont mis au point le sexage par observation du cloaque dès le plus jeune âge du poussin, avec toutes les différences anatomiques possibles selon les sujets, il faut donc en “brasser” quelques uns avant de maîtriser la technique…).

Les Brahma ayant, de plus, peu de crête comparé à d’autres races où elle est bien plus développée, alors chez le poussin….bah pas facile à repérer….

Le coq met ses “lancettes” vers 7 semaines.
Les lancettes sont les magnifiques plumes longues qui couvrent les côtés juste devant la queue (voir croquis dans la page “la poule”)

Donc il restait l’observation du comportement pour avoir une idée.
La seule certitude pour moi a donc été d’attendre plusieurs semaines pour confirmer mes doutes.

En effet, dès les premiers jours Pollen a toujours été plus facile à attraper que l’autre poussin né avec lui, Nuage.
Intrépide, curieux, ce poussin a vite été en tête dans les déplacements, l’autre le suivant juste derrière mais toujours en retrait.
Aventureux, il partait le premier à la découverte de son espace et des nouveautés.
Pollen semblait être “un meneur” ce qui existe aussi chez les poulettes, donc un indice mais pas une certitude.

Je l’ai cependant surpris plusieurs fois dans des attitudes de provocation et d’arrogance (dressé sur ses pattes, cou tendu, tête dressée) vis à vis de l’autre poussin, sans aucune méchanceté mais plutôt dans une forme de jeu, qui ne passionnait visiblement pas Nuage qui ne répondait pas et passait à autre chose en continuant tranquillement à picorer ce qui lui tombait sous le bec.
Ca m’a dès le départ fait penser à des comportements de coqs qui se défient d’abord visuellement avant de passer aux ergots…. Pollen avait tout des attitudes d’un coq…..

Une ou deux fois, ce jeune poussin adolescent a même tout à fait naturellement essayé de me dominer avec ses comportements ( rien d’agressif, mais qui ne tente rien n’a rien), sans doute lié au fait qu’il est assez proche de moi et très familier, mais il a aujourd’hui bien compris que le “dominant Alpha” au poulailler quand j’y serai, ce ne sera pas lui. Je l’ai remis à sa place en l’attrapant immédiatement après l’acte et le plaquant au sol quelques minutes, ce que les poules détestent.
Maintenant tout va bien, tout le monde se promène débonnairement en vaquant tranquillement à ses occupations, avec quelques caresses et “gratouilles” au coucher comme pour chacun des habitants du petit poulailler (oui…ici c’est comme ca…).

Notre tranquillité “entre filles” m’a toujours fait hésiter à prendre un coq, et oui j’avoue……
Pourtant je n’ai pas eu d’expériences difficiles avec eux, n’en ayant jamais eu d’agressifs, et si ca avait été le cas je ne les aurais pas gardés : c’est rédhibitoire pour moi.
Pourtant les coqs sont beaux et rajoutent par leur présence quelque chose à l’harmonie du poulailler. Sans compter leur rôle de protecteur : ils avertissent du danger,  les défendent en cas d’attaque, appellent les poules quand de bonnes choses sont à déguster, régulateur de conflits, (rôles qu’en l’absence de coq les anciennes prennent en charge même si c’est à moindre niveau), et bien sûr si on veut des poussins de reproducteur.

Je me suis souvent dit que si’ j’en reprenais un ce serait encore un Brahma : Bien qu’imposants par leur taille (environ 70/80 cm de haut)  ils sont d’un tempérament plutôt “pépère” et rarement méchants. De plus ils sont assez peu acharnés de la chansonnette, ce qui est quand même plus agréable qu’une “Castafiore à plumes” en constante représentation !
Bon, là il semble que le choix se fasse tout seul ! On va attendre encore pour être sûrs.

A 10 semaines, je décide de vérifier les lancettes qui doivent déjà avoir commencé à pousser si c’est un coq,  même si elles ne sont toujours pas visibles sur le plumage extérieur. Là il n’y aura plus de doutes.
Hop, je prends ma boule de plumes, je soulève le plumage arrière et………….. elles sont là !!!!
Très belles lancettes  couleur feu, qui vont contribuer aux atours de ce coq, sans doute magnifique que sera Pollen.
Chaque semaine des changements de plumage se manifestent, des plumes de couleurs splendides apparaissent de-ci, de-là.

Même si à partir de 10/12 mois les comportements de “grands” sont là, la taille et le plumage eux , ne seront fixés qu’à 18 mois, âge  où les Brahma atteignent la fin de leur croissance.

Lancettes de Pollen 10 semaines

Bon ben la messe est dite : Pollen est bien un coq.

Pollen 3 mois

Et s’il continue à être un coq sympa, ça va être un vrai bonheur de le voir se promener dans le jardin !

 

 

 

Les petits portraits de l’été !!!

Les petits portraits de l’été !!!

Cet été, régulièrement, il y aura des articles  avec pour thème à chaque fois, en vedette, une habitante différente de mon petit poulailler, décrite plus en détail que dans les articles plus ciblés sur des faits particuliers.

Une autre façon d’encore mieux connaitre mes cocottes à travers cette petite lecture ! Ca vous tente ?

 

Alors à très bientôt pour un premier portrait de poulette.

0318Groupe
Une partie du groupe. Avril 2018

 

Quand Léontine réinvente le portage ventral…

Quand Léontine réinvente le portage ventral…

Beaucoup de mouvement au petit poulailler avec l’arrivée des petits d’Eulalie. Léontine a passé pas mal de temps derrière le grillage à regarder avec beaucoup de curiosité sa copine avec ses petits. Elle s’est sans doute dit qu’elle aussi pouvait en faire autant donc un soir…..Léontine a fait la crêpe !

Allez c’est reparti !! Le printemps donne des envies à mes emplumées, pas qu’aux miennes d’ailleurs. Je n’ai pas prévu de faire un élevage industriel, donc je laisserais bien les choses se faire et qu’elle se lasse, mais voilà : dans sa vilaine aventure du jabot bouché, j’ai promis à Léontine que “si elle s’en sortait, la prochaine fois qu’elle le voudrait, je la laisserais couver”.
Oui je sais, et j’entends les remarques…..”Léontine est une poule !!” “rien qu’une poule enfin !!!”. Oui….mais j’ai un problème avec les promesses :  si je ne les respecte pas, et je fais tout pour l’éviter,  j’ai un énorme sentiment de trahison.
Poule ou pas poule, ben Léontine a droit au respect et à sa petite part de bonheur maternel. Bon allez soyons fous !

J’ai donc commandé à nouveau des œufs, comme pour Eulalie. Et avec le même plaisir je les ai mis sous Léontine.  Le petit poulailler annexe étant encore occupé par la famille d’Eulalie, l’espace était limité pour mettre ma poule couveuse qui est restée quelques temps dans le poulailler principal, dans un nid qui lui était réservé.
Seulement voilà : les poules adorent pondre dans le même nid, même si on leur en pose plusieurs. Donc beaucoup de vas et viens dans le nid, et, de maladresses en disputes de territoire, les œufs ont subi des dommages et ont vu leur nombre se restreindre : il n’en reste que 2 qui semblent clairs.
15 jours ont passé.
Je reprends donc des œufs ne voulant pas la laisser avoir couvé plusieurs semaines pour rien….la couvaison si elle dure fatigue les poules. 
Ils arriveront dans 2 jours.
Et pendant qu’on y est, Nougatine s’est aussi mise à avoir des envies de fonder une famille. Oulalala les filles, on se calme !!!!!!
Bon d’accord, je diviserai les œufs en 2, chacune la moitié et après STOP, on arrête pour cette année !!!

Léontine et Nougatine à la maternité

 

Je me dis que quand les nouveaux œufs arriveront j’isolerai mes tas de plumes, la famille d’Eulalie ayant intégré le grand poulailler, l’autre est à nouveau libre pour ces dames.
La veille de leur arrivée, je descends au poulailler pour ramasser les œufs du jour.
Comme d’habitude, je soulève les minis dindons qui grognent mais ne vont pas plus loin avec moi. Hop un œuf frais sous Nougatine. Super !
Je soulève Léontine et là…..rien.  Même pas les 2 œufs qui lui restaient. Je la soulève un peu plus haut et toujours rien. Allons bon ! Ils n’ont pas disparu comme ça ?!

Je prends Léontine dans mes bras, lui caresse le ventre, et là….surprise !!!!!!  Un œuf a fait l’omelette et a servi de colle aux 3 autres qui sont scotchés sous les ailes de chaque côté de la bête…..
Même à 1 mètre du sol ils tiennent impeccablement bien. Et quand je secoue un peu Léontine, rien ne tombe. Pour ma part je suis prise de fous rires mêlés de lassitude.
Je n’ai pu les décoller qu’en tirant un bon moment en faisant attention et avec la crainte de lui faire mal.
Léontine avait revisité le portage ventral !!!! Se balader et couver en même temps ! Serait-elle précurseur ? …….
Toujours est-il que lassée par tant d’aléas (moi aussi d’ailleurs) le même soir, elle ne se mettait plus dans le nid mais sur le perchoir. Léontine avait fini de couver, c’était dit clairement. Moi j’avais tenu ma promesse.

Heureusement pour les œufs arrivés le lendemain, Nougatine était toujours attelée à sa tâche. Aucun risque cette fois:  je l’ai isolée dès le début. Il y a 4 œufs sous elle. Dans une semaine je saurai ce qu’il en est car si éclosion il y a, ce sera le 1er juin. Ce sera la surprise !

Le 1er mois des poussins

Le 1er mois des poussins

Ce 21 Avril les poussins d’Eulalie ont 1 mois !

” Oh 1 mois, déjà !!!! comme ça passe viiite ” “faudrait que ca reste toujours tout petit…” etc.
Il semble donc que tous les poncifs humains s’appliquent aussi aux poussins !
Mais en 1 mois il s’en est passé des choses !!!

On est passés de – 7° extérieurs à leur naissance à +28 aujourd’hui…. (une certaine résistance est vraiment nécessaire aux poussins comme aux humains d’ailleurs). Les premiers jours, Eulalie a surtout fait office de couette pour tenir chaud à ses petits entre 2 déplacements pour que tout ce petit monde se nourrisse.

Eulalie montre aux petits comment manger.Jour 1

Depuis le 1er jour, je fabrique des pâtées améliorées pour eux et leur mère. Des grains concassés sont aussi à disposition.
J’ai évité la “semoulette”, grains broyés vendus exprès pour les poussins, contenant des substances comme les cendres que l’on trouve aussi, malheureusement, dans les croquettes pour chats ou chiens, les avis concernant la qualité de cette alimentation n’étant pas très positifs sur la durée de vie des futures poules.
L’eau est à volonté bien sûr, mais dans un petit abreuvoir où les poussins n’iront pas sans pouvoir en sortir facilement. Pour un poussin, qui ne sait pas nager, les récipients d’eau sont rapidement des piscines olympiques donc attention !!

Pollen met les pieds dans le plat Jour 10

Au bout de quelques jours des petites plumes ont fait leur apparition, sur les ailes pour commencer. Aujourd’hui on en est à de jolies ailes emplumées, des pattes avec des plumes, et le reste tout en duvet, ce qui donne un style “faut dire”.
Partant de leurs couleurs, et aidée par des proches, j’ai retenu 2 noms : Pollen pour le poussin fauve et Nuage pour celui bleu/gris. Ils ont aussi l’avantage d’être un peu mixte ce qui sera pratique quand leur sexe sera vérifié. En fait, à quelques races près dont le plumage est différent dès la naissance, “sexer” un poussin est un travail d’expert et je ne suis pas un Maître Japonnais (qui excellent dans ce domaine).
Je commence à avoir des idées en les observant avec attention dans leurs comportements et un peu dans le plumage, mais ça reste encore une supposition.
Le sexe sera certain dans 2 mois quand les plumes donneront vraiment une idée de qui est quoi.

 

Nuage

 

Des petites sorties sous surveillance ont eu lieu, régulièrement. Çà m’a permis de voir un peu le comportement de cette maman poule, en extérieur.
En fait Eulalie a un immense problème…..elle est trop gentille !!!!
Si une autre de ses copines de chambrée vient faire régner l’ordre à coups de becs sur les poussins, qui même s’ils ne sont “que” hiérarchiques sont quand même  des coups de becs, ben…. Eulalie répond à peine, considérant sans doute sa propre hiérarchie. Elle ne répond qu’à celles qui lui sont inférieures, autant dire que ça ne se bouscule pas…. !!!!

Après observation, Eulalie est une mère très gentille avec ses petits, elle leur montre les choses à faire (les poussins apprennent par mimétisme), celles à manger et comment s’y prendre, comment boire, comment gratter, bref tout ce qui fait le bonheur d’une vie de poulette, elle leur tient chaud, leur parle beaucoup, les rassure aussi quand ils braillent (oui, je dis bien “braillent”) de détresse parce qu’elle a disparu de leur champ visuel, elle accourt à leurs appels, MAIS elle a du mal à les défendre face à ses congénères, et leur laisse un peu trop de “champ libre” quand elle est affairée quelque part et là : ils sont vulnérables.
Par contre le chat, lui,  est maintenu à distance depuis le début, des coups de bec bien sentis lui ont fait comprendre qu’il devait agrandir son cercle de passage quand il allait dans le jardin. Elle n’a pas hésité à lui “voler dans les plumes” sans qu’il comprenne d’ailleurs vraiment pourquoi.
Eulalie n’a pas peur du chat. Le chat a peur d’Eulalie. C’est déjà ça.

J’ai eu autrefois une mère poule qui se transformait en furie ébouriffée dès qu’un signe d’agression , même tout petit-petit, avait lieu envers ses poussins. De fait, la gestion des dangers était facilitée.

Donc partant de ces observations j’ai dû adapter la prise en charge des poussins sur l’extérieur, si je voulais que ce petit monde profite, en famille, de la joie d’être dehors.
Ayant pour ambition de voir ces 2 boules de plumes devenir de beaux et grands coqs et/ou poules, il a fallu organiser les journées en plein air !
Quand je suis là, la petite famille sort dans l’enclos extérieur attenant au poulailler, séparée des autres qui sont en liberté dans le terrain et peuvent quand même s’habituer en les voyant, à ces “petits nouveaux”, mais avec de l’espace aussi pour faire des expériences rigolotes : courir après les 1ers papillons en balade, gober des mouches, faire la sieste calés dans des petits trous du mur (où ces futurs Brahma gigantesques auront, plus tard, du mal à poser une patte), tirer sur les pétales d’un pissenlit, arriver en courant dans les pattes de maman qui a trouvé un trésor culinaire et les appelle. Bref, plein de choses passionnantes mais épuisantes qui font que le soir tout le monde dort très très vite.

Quand je suis absente, et bien c’est dans une grande cage sur l’herbe que la “Eulalie’s family” passe sa journée, à l’abri des prédateurs verticaux et horizontaux, mais en plein air.
Pour les faire rentrer sans les stresser, la technique infaillible c’est de poser à manger dedans. Eulalie les y emmène directement ! Idem le soir pour rentrer dormir dans le petit poulailler.
Cette cage de 4m2, achetée pour l’occasion, pourra servir ultérieurement pour d’autres choses comme, entre autre,  protéger une poule en convalescence sur l’extérieur, donc pas un investissement inutile.
Elle est sans fond, ce qui évite les blessures et permet de gratter la terre, grillagée sur les côtés et le dessus, avec ouvertures sur le dessus et sur 2 côtés pour attraper plus facilement les animaux. Elle se déplace facilement et permet donc de faire des rotations dans le jardin pour ne pas abîmer l’herbe. Je la fixe au sol avec des piquets (sardines) de camping pour plus de sécurité même si je le rappelle, le risque zéro n’existe pas.

Je veille donc autant que possible à la sécurité, et Eulalie fait le reste.

J’essaie aussi d’apprivoiser un peu ces 2 pioupious. Leur montrer que dans mes mains, la finalité ne sera pas dangereuse. Plus facile avec Pollen qu’avec Nuage ; il faut donc de la patience et du temps !

Pollen

Voilà donc le bilan de ce premier mois. Un peu plus de travail certes, mais quel bonheur de les observer, voir comment ils apprennent et reproduisent, leur relation avec leur mère, est un temps de plaisir. Ils vont continuer de grandir, et d’ici plusieurs semaines, fin de printemps je pense, seront assez forts pour affronter l’extérieur.                  Comme maman Eulalie à son arrivée !

Ma page Facebook