Les petits portraits de l’été : Nougatine et Eulalie

Les petits portraits de l’été : Nougatine et Eulalie

Selfie de Nougatine et Eulalie

Ah…..mes 2 Brahmas !!!!

Deux gros cœurs avec des plumes autour.

Arrivées à la maison il y a un an, elles avaient environ 4 mois. Je les trouvais déjà imposantes mais quand on connait les Brahmas on sait qu’il faut du temps pour que leur développement soit terminé (adultes à 18 mois) et donc, autant dire qu’à 4 mois elles sont presque minuscules !!!!
Les Brahmas sont parmi les plus grandes races de poules. Un coq Brahma peut atteindre 6 kg et 70 cm de Hauteur (surtout chez les Brahmas Blanc Herminé Noir où c’est encore plus fréquent). D’ailleurs ces coqs sont rarement agressifs avec les autres ce qui permet d’en avoir plusieurs sans soucis. Ca m’est arrivé, et je n’ai jamais eu de problèmes.

Bon pas de panique c’est pas des autruches non plus !!!!  Pourtant, pas facile dans mon secteur de trouver ces drôles d’oiseaux.
Mais grâce à internet et des recherches auprès des “amis de l’aviculture”, j’ai trouvé un passionné dans un département voisin où il se trouve que j’ai de la famille. Alors hop, petit périple alliant visite familiale et récupération des volatiles (2 Brahmas chez l’un et une d’une autre race chez l’autre) et voilà mes deux gros tas de plumes dans mon jardin.

Nougatine est une Brahma Blanc Sale (croisée entre Brahma blanc et Brahma Colombia (Fauve)).

Nougatine Juin 2018

 

Eulalie est une Brahma Perdrix Maillé Doré.

Eulalie Mai 2018

C’est un vrai bonheur de les voir se promener tranquillement, elles sont calmes, douces, affectueuses, rigolotes avec leur plumage bouffant qui leur donne un air empoté, et magnifiques.
Parfois il y a “comme un décalage” entre l’idée qu’elles ont de leur taille et la réalité, je les vois donc se percher maladroitement sur des endroits où je ne les imaginais pas,  elles peuvent s’y prendre en plusieurs fois ayant mal calculé la première tentative (ce qui je l’avoue me fait prendre quelques fous-rires) mais l’obstination paye car elles y arrivent.
Cette race me fascine et me passionne :  Tout y est, même si il y a de bien meilleures pondeuses qu’elles c’est clair, elles sont tout de même de bonnes pondeuses d’hiver, sont rustiques, ne craignent pas le froid étant de vraies doudounes ambulantes. Le chaud est plus compliqué pour les mêmes raisons, mais presque toutes les poules au final craignent le chaud, donc terrain avec ombrage et boisson à volonté sont indispensables, Brahmas ou pas.
La pluie ne les empêche pas d’être heureuses, seuls les parcours régulièrement boueux peuvent poser problème car leurs pattes très emplumées peuvent souffrir d’infections.

Et si leurs têtes, avec peu de crête et un bec un peu courbé,  (un restant de leur croisement entre les Cochins et les Combattants Malais) font penser aux rapaces et leur donnent un petit air presque ronchon, elles sont incroyablement sociables. Je peux les porter, les caresser un grand moment. Des peluches plumeuses en fait !!!

Puisque je parle de cette race je dois aussi dire, car c’est aussi  un élément qui les concerne (et pas qu’un peu !!!),  que les amateurs de poulet rôti affirment que sa chair est savoureuse, fine et de grande qualité….. le défaut étant (moi je trouve que c’est une qualité pour le coup !) que la croissance est très lente. Dans certains pays on les élève pour ca….
Quoi qu’il en soit, ça restera pour moi une hypothèse car ce n’est pas du tout, mais alors pas du tout envisageable de manger mes jolies dondons à plumes. Aucune habitante du petit poulailler ne sera concernée par cette issue, même pas en rêve, non mais !!!

Comme toutes les poules, les Brahmas sont têtues, surtout quand elles ont décidé de couver. Impossible de les décoller du nid. Dans ce domaine j’ai trouvé mon maître et dû me résoudre à abandonner l’idée de stopper les couvaisons, rien n’y fait.
Donc à défaut et bien j’oblige mes minis dindons à sortir 2 ou 3 fois dans la journée se dégourdir les pattes et la crête, boire et manger, avec le secret espoir à chaque fois qu’elles y prendront goût et arrêteront ENFIN de rester collées dans le nid. C’est d’ailleurs un vrai travail d’équipe cette envie de couver ! Elles se relaient, une va rester au nid pendant un mois, l’autre va s’y mettre, la première va reprendre un rythme normal le temps de se refaire une beauté, et hop : on recommence ! Ça dure depuis 6 mois cette affaire, en fait depuis qu’Eulalie a eu ses petits.  C’est comme ça, les Brahmas sont des bonnes couveuses, chacun son truc !

Le fait est que, depuis leur arrivée, Nougatine et Eulalie sont de grandes copines avec leur 3e comparse qui faisait partie du même voyage et dont je parlerai une autre fois. Comme je l’ai déjà souvent dit, la hiérarchie crée les liens et il semble qu’ils se tissent avec le vécu de l’arrivée au poulailler : quand on arrive ensemble et bien on forme un petit groupe assez solidaire (d’où, là aussi c’est une redite, l’importance d’éviter (sauf obligation), d’intégrer une seule poule dans un groupe).

Ahhh que je les aime  mes “brahmounettes”  !

Garde alternée des enfants !

 

Les petits portraits de l’été : Jacquotte

Les petits portraits de l’été : Jacquotte

Selfie de Jacquotte

Pas très âgée Jacquotte, 3 ans, est néanmoins la plus “vieille” du petit poulailler, seule survivante des 4 premières arrivées quand j’ai repris mon aventure “poulesque”.

Jacquotte

Jacquotte se retrouve donc la doyenne de la bande ! Du coup, elle s’avère aussi être une des dominantes du poulailler. 
Quand il n’y a pas de coq, des poules s’attribuent le rôle de dominantes, sur le critère de l’ancienneté principalement, celui de la force arrivant ensuite (surtout chez les coqs). Elles feront tout autant régner l’ordre, et, pour l’avoir malheureusement constaté lors de l’attaque de l’affreux “Croquetout” l’an dernier, elles sont aussi en capacité de prendre la défense des autres en cas de danger. Dans le monde des poules, la hiérarchie comprend à la fois le bon rôle (manger en priorité, choisir son lieu sur le perchoir, etc.) mais aussi le mauvais (avertir,  protéger, voire même se sacrifier….). Que les humains en prennent de la graine !! Hé hé hé.

Achetée chez un éleveur local qui fournit en poules fermières, Jacquotte, vendue sous l’appellation “Marans” est en fait une poule de naissance industrielle avec une souche Marans (être vigilent à l’achat si on souhaite une pure race !). De fait elle n’a pas la stature charpentée de la pure race, (Jacquotte est plutôt du genre grignette) ni ses tarses un peu emplumées.
Toutefois, Jacquotte pond des œufs de couleur brun foncé, qui même s’ils ne sont pas chocolat comme ceux de “la vraie”, donnent beaucoup de couleur à la collecte journalière.

Les œufs foncés de Jacquotte

Concernant la ponte, je dois reconnaître que j’ai rarement eu, au fil de toutes ces années, de poule qui ponde aussi bien. Je n’ai pas tenu de comptes la concernant, ce que je regrette un peu au vu de sa capacité, mais la première année a été impressionnante, rares ont été les périodes où ses œufs foncés n’étaient pas dans le nid, et idem pour l’an dernier. Cette année, Jacquotte ralentit un peu ce qui est quand même assez légitime et personne ne lui en voudra.

Côté caractère, cette cocotte est plutôt paisible et mène sa vie tranquillement, en veillant malgré tout à un respect des règles mais sans en abuser.
Ainsi, elle pourra donner un coup de bec réprobateur, mais ne sera pas acharnée sur telle ou telle du poulailler.
Je l’ai vue, accompagnée d’une autre dominante du poulailler, mettre fin avec un coup de bec bien senti sur la crête d’une des protagonistes, à une altercation un peu plus forte que d’habitude entre deux poules (l’une cherchant à dominer l’autre). Jacquotte en a calmé une, et l’autre dominante (Philomène dont je parlerai bientôt) a fait pareil avec l’autre. Elles se sont littéralement interposées entre les 2 autres du genre “eh les filles !!! Ca suffit on se calme !!!!!”. J’étais vraiment scotchée….. ca ne se serait pas passé devant moi j’aurais eu du mal à l’imaginer, et ne m’y attendant pas, je n’ai pas eu le réflexe de filmer cette scène.
Quand je dis que les regarder vivre est fascinant !!!!

Je l’ai vu aussi expliquer de façon claire et sans appel, aux poussins d’Eulalie à leur première sortie, que dans la hiérarchie de leur nouvelle maison…..ben ce n’était pas eux qui étaient en haut.
Je surveillais, toute attendrie, cette sortie, et j’ai vu rappliquer ma Jacquotte, les observer un court instant puis donner 2 coups de bec à chacun et repartir. Le lendemain, Philomène en remettait une couche de la même façon.
Bon : en guise de bienvenue, ca cale les affaires !!! ….mais dans les poulaillers, qui sont très structurés socialement, on met rarement un collier de fleurs autour du cou des petits nouveaux !
Donc de toutes façons ils devaient passer au “bizutage”, et c’est ainsi que les poules montrent le fonctionnement du groupe aux nouveaux, personne n’y échappe, d’où l’intérêt de surveiller les premières sorties des poussins, et les intégrations des poules plus grandes comme je l’ai déjà expliqué.
Il faut veiller à ce que ca ne dégénère pas : les poules peuvent très bien tuer une autre poule en s’acharnant dessus, alors un poussin……!!!! Mais il n’y a rien eu de semblable dans cette affaire, Jacquotte, que je n’avais encore jamais vue avec des poussins,  ne semble pas du tout dans ce fonctionnement, ouf !
Juste une présentation “basique” des règles de vie du petit poulailler, avec encore aujourd’hui quelques petits rappels car parfois les 2 ados à plumes ont tendance à oublier…..

Avec l’humain, Jacquotte est une poule familière, elle vient vers eux sans soucis, elle adore même ça. Etre dans le jardin signifie avoir Jacquotte dans les parages !
Pour ce qui me concerne (là par contre tout le monde ne peut pas et j’adore ces petits privilèges hé hé) je peux la caresser, la porter sans problèmes, la grattouiller (mais il ne faut pas que ca dure trop, les effusions trop prononcées c’est pas son truc à miss Jacquotte !).
Elle est vive, curieuse et assez “affûtée”.
Comme elle a bien compris les fonctionnements de la maison, elle sait très bien se faire comprendre, réclamer s’il le faut, faire le nécessaire pour obtenir satisfaction…. ou exprimer un mécontentement.
“Sacrée boule de plumes” !

Je trouve que quand elle se promène dans le jardin, Jacquotte dégage une espèce de sagesse, et j’espère que sa crête y déambulera encore longtemps !

Jacquotte 2018

 

les petits portraits de l’été : Pollen

les petits portraits de l’été : Pollen

Selfie de Pollen !

Né de la couvaison d’Eulalie, Pollen a pointé son bec le 22 Mars 2018.

 

Pollen. 24 Heures.

Petit Brahma, ma race préférée, comme Eulalie et Nougatine qui n’ont pas de lien sanguin avec ce poussin issu d’œufs fécondés comme je l’ai raconté dans l’article sur la couvaison d’Eulalie (lien).

Censé être fauve herminé noir, ce poussin s’avère en fait être fauve herminé bleu. J’aime beaucoup aussi cette couleur, plus rare d’ailleurs que les herminés noir. La question, comme tout le monde chaque fois qu’on a des poussins,  était de savoir si Pollen était une poulette ou un coquelet….

Difficile à voir à la naissance, et plus compliqué dans cette couleur que chez les “Brahma perdrix maillés”, où rapidement les plumages  mâle/femelle sont différents et où donc le sexage est plus rapide que pour d’autres. Certaines races aussi ont des poussins qui dès la naissance ont un duvet différent, comme les Faverolles par exemple.
De plus je ne suis pas du tout une experte japonaise (ils ont mis au point le sexage par observation du cloaque dès le plus jeune âge du poussin, avec toutes les différences anatomiques possibles selon les sujets, il faut donc en “brasser” quelques uns avant de maîtriser la technique…).

Les Brahma ayant, de plus, peu de crête comparé à d’autres races où elle est bien plus développée, alors chez le poussin….bah pas facile à repérer….

Le coq met ses “lancettes” vers 7 semaines.
Les lancettes sont les magnifiques plumes longues qui couvrent les côtés juste devant la queue (voir croquis dans la page “la poule”)

Donc il restait l’observation du comportement pour avoir une idée.
La seule certitude pour moi a donc été d’attendre plusieurs semaines pour confirmer mes doutes.

En effet, dès les premiers jours Pollen a toujours été plus facile à attraper que l’autre poussin né avec lui, Nuage.
Intrépide, curieux, ce poussin a vite été en tête dans les déplacements, l’autre le suivant juste derrière mais toujours en retrait.
Aventureux, il partait le premier à la découverte de son espace et des nouveautés.
Pollen semblait être “un meneur” ce qui existe aussi chez les poulettes, donc un indice mais pas une certitude.

Je l’ai cependant surpris plusieurs fois dans des attitudes de provocation et d’arrogance (dressé sur ses pattes, cou tendu, tête dressée) vis à vis de l’autre poussin, sans aucune méchanceté mais plutôt dans une forme de jeu, qui ne passionnait visiblement pas Nuage qui ne répondait pas et passait à autre chose en continuant tranquillement à picorer ce qui lui tombait sous le bec.
Ca m’a dès le départ fait penser à des comportements de coqs qui se défient d’abord visuellement avant de passer aux ergots…. Pollen avait tout des attitudes d’un coq…..

Une ou deux fois, ce jeune poussin adolescent a même tout à fait naturellement essayé de me dominer avec ses comportements ( rien d’agressif, mais qui ne tente rien n’a rien), sans doute lié au fait qu’il est assez proche de moi et très familier, mais il a aujourd’hui bien compris que le “dominant Alpha” au poulailler quand j’y serai, ce ne sera pas lui. Je l’ai remis à sa place en l’attrapant immédiatement après l’acte et le plaquant au sol quelques minutes, ce que les poules détestent.
Maintenant tout va bien, tout le monde se promène débonnairement en vaquant tranquillement à ses occupations, avec quelques caresses et “gratouilles” au coucher comme pour chacun des habitants du petit poulailler (oui…ici c’est comme ca…).

Notre tranquillité “entre filles” m’a toujours fait hésiter à prendre un coq, et oui j’avoue……
Pourtant je n’ai pas eu d’expériences difficiles avec eux, n’en ayant jamais eu d’agressifs, et si ca avait été le cas je ne les aurais pas gardés : c’est rédhibitoire pour moi.
Pourtant les coqs sont beaux et rajoutent par leur présence quelque chose à l’harmonie du poulailler. Sans compter leur rôle de protecteur : ils avertissent du danger,  les défendent en cas d’attaque, appellent les poules quand de bonnes choses sont à déguster, régulateur de conflits, (rôles qu’en l’absence de coq les anciennes prennent en charge même si c’est à moindre niveau), et bien sûr si on veut des poussins de reproducteur.

Je me suis souvent dit que si’ j’en reprenais un ce serait encore un Brahma : Bien qu’imposants par leur taille (environ 70/80 cm de haut)  ils sont d’un tempérament plutôt “pépère” et rarement méchants. De plus ils sont assez peu acharnés de la chansonnette, ce qui est quand même plus agréable qu’une “Castafiore à plumes” en constante représentation !
Bon, là il semble que le choix se fasse tout seul ! On va attendre encore pour être sûrs.

A 10 semaines, je décide de vérifier les lancettes qui doivent déjà avoir commencé à pousser si c’est un coq,  même si elles ne sont toujours pas visibles sur le plumage extérieur. Là il n’y aura plus de doutes.
Hop, je prends ma boule de plumes, je soulève le plumage arrière et………….. elles sont là !!!!
Très belles lancettes  couleur feu, qui vont contribuer aux atours de ce coq, sans doute magnifique que sera Pollen.
Chaque semaine des changements de plumage se manifestent, des plumes de couleurs splendides apparaissent de-ci, de-là.

Même si à partir de 10/12 mois les comportements de “grands” sont là, la taille et le plumage eux , ne seront fixés qu’à 18 mois, âge  où les Brahma atteignent la fin de leur croissance.

Lancettes de Pollen 10 semaines

Bon ben la messe est dite : Pollen est bien un coq.

Pollen 3 mois

Et s’il continue à être un coq sympa, ça va être un vrai bonheur de le voir se promener dans le jardin !

 

 

 

Les petits portraits de l’été !!!

Les petits portraits de l’été !!!

Cet été, régulièrement, il y aura des articles  avec pour thème à chaque fois, en vedette, une habitante différente de mon petit poulailler, décrite plus en détail que dans les articles plus ciblés sur des faits particuliers.

Une autre façon d’encore mieux connaitre mes cocottes à travers cette petite lecture ! Ca vous tente ?

 

Alors à très bientôt pour un premier portrait de poulette.

0318Groupe
Une partie du groupe. Avril 2018

 

Quand Léontine réinvente le portage ventral…

Quand Léontine réinvente le portage ventral…

Beaucoup de mouvement au petit poulailler avec l’arrivée des petits d’Eulalie. Léontine a passé pas mal de temps derrière le grillage à regarder avec beaucoup de curiosité sa copine avec ses petits. Elle s’est sans doute dit qu’elle aussi pouvait en faire autant donc un soir…..Léontine a fait la crêpe !

Allez c’est reparti !! Le printemps donne des envies à mes emplumées, pas qu’aux miennes d’ailleurs. Je n’ai pas prévu de faire un élevage industriel, donc je laisserais bien les choses se faire et qu’elle se lasse, mais voilà : dans sa vilaine aventure du jabot bouché, j’ai promis à Léontine que “si elle s’en sortait, la prochaine fois qu’elle le voudrait, je la laisserais couver”.
Oui je sais, et j’entends les remarques…..”Léontine est une poule !!” “rien qu’une poule enfin !!!”. Oui….mais j’ai un problème avec les promesses :  si je ne les respecte pas, et je fais tout pour l’éviter,  j’ai un énorme sentiment de trahison.
Poule ou pas poule, ben Léontine a droit au respect et à sa petite part de bonheur maternel. Bon allez soyons fous !

J’ai donc commandé à nouveau des œufs, comme pour Eulalie. Et avec le même plaisir je les ai mis sous Léontine.  Le petit poulailler annexe étant encore occupé par la famille d’Eulalie, l’espace était limité pour mettre ma poule couveuse qui est restée quelques temps dans le poulailler principal, dans un nid qui lui était réservé.
Seulement voilà : les poules adorent pondre dans le même nid, même si on leur en pose plusieurs. Donc beaucoup de vas et viens dans le nid, et, de maladresses en disputes de territoire, les œufs ont subi des dommages et ont vu leur nombre se restreindre : il n’en reste que 2 qui semblent clairs.
15 jours ont passé.
Je reprends donc des œufs ne voulant pas la laisser avoir couvé plusieurs semaines pour rien….la couvaison si elle dure fatigue les poules. 
Ils arriveront dans 2 jours.
Et pendant qu’on y est, Nougatine s’est aussi mise à avoir des envies de fonder une famille. Oulalala les filles, on se calme !!!!!!
Bon d’accord, je diviserai les œufs en 2, chacune la moitié et après STOP, on arrête pour cette année !!!

Léontine et Nougatine à la maternité

 

Je me dis que quand les nouveaux œufs arriveront j’isolerai mes tas de plumes, la famille d’Eulalie ayant intégré le grand poulailler, l’autre est à nouveau libre pour ces dames.
La veille de leur arrivée, je descends au poulailler pour ramasser les œufs du jour.
Comme d’habitude, je soulève les minis dindons qui grognent mais ne vont pas plus loin avec moi. Hop un œuf frais sous Nougatine. Super !
Je soulève Léontine et là…..rien.  Même pas les 2 œufs qui lui restaient. Je la soulève un peu plus haut et toujours rien. Allons bon ! Ils n’ont pas disparu comme ça ?!

Je prends Léontine dans mes bras, lui caresse le ventre, et là….surprise !!!!!!  Un œuf a fait l’omelette et a servi de colle aux 3 autres qui sont scotchés sous les ailes de chaque côté de la bête…..
Même à 1 mètre du sol ils tiennent impeccablement bien. Et quand je secoue un peu Léontine, rien ne tombe. Pour ma part je suis prise de fous rires mêlés de lassitude.
Je n’ai pu les décoller qu’en tirant un bon moment en faisant attention et avec la crainte de lui faire mal.
Léontine avait revisité le portage ventral !!!! Se balader et couver en même temps ! Serait-elle précurseur ? …….
Toujours est-il que lassée par tant d’aléas (moi aussi d’ailleurs) le même soir, elle ne se mettait plus dans le nid mais sur le perchoir. Léontine avait fini de couver, c’était dit clairement. Moi j’avais tenu ma promesse.

Heureusement pour les œufs arrivés le lendemain, Nougatine était toujours attelée à sa tâche. Aucun risque cette fois:  je l’ai isolée dès le début. Il y a 4 œufs sous elle. Dans une semaine je saurai ce qu’il en est car si éclosion il y a, ce sera le 1er juin. Ce sera la surprise !

Le 1er mois des poussins

Le 1er mois des poussins

Ce 21 Avril les poussins d’Eulalie ont 1 mois !

” Oh 1 mois, déjà !!!! comme ça passe viiite ” “faudrait que ca reste toujours tout petit…” etc.
Il semble donc que tous les poncifs humains s’appliquent aussi aux poussins !
Mais en 1 mois il s’en est passé des choses !!!

On est passés de – 7° extérieurs à leur naissance à +28 aujourd’hui…. (une certaine résistance est vraiment nécessaire aux poussins comme aux humains d’ailleurs). Les premiers jours, Eulalie a surtout fait office de couette pour tenir chaud à ses petits entre 2 déplacements pour que tout ce petit monde se nourrisse.

Eulalie montre aux petits comment manger.Jour 1

Depuis le 1er jour, je fabrique des pâtées améliorées pour eux et leur mère. Des grains concassés sont aussi à disposition.
J’ai évité la “semoulette”, grains broyés vendus exprès pour les poussins, contenant des substances comme les cendres que l’on trouve aussi, malheureusement, dans les croquettes pour chats ou chiens, les avis concernant la qualité de cette alimentation n’étant pas très positifs sur la durée de vie des futures poules.
L’eau est à volonté bien sûr, mais dans un petit abreuvoir où les poussins n’iront pas sans pouvoir en sortir facilement. Pour un poussin, qui ne sait pas nager, les récipients d’eau sont rapidement des piscines olympiques donc attention !!

Pollen met les pieds dans le plat Jour 10

Au bout de quelques jours des petites plumes ont fait leur apparition, sur les ailes pour commencer. Aujourd’hui on en est à de jolies ailes emplumées, des pattes avec des plumes, et le reste tout en duvet, ce qui donne un style “faut dire”.
Partant de leurs couleurs, et aidée par des proches, j’ai retenu 2 noms : Pollen pour le poussin fauve et Nuage pour celui bleu/gris. Ils ont aussi l’avantage d’être un peu mixte ce qui sera pratique quand leur sexe sera vérifié. En fait, à quelques races près dont le plumage est différent dès la naissance, “sexer” un poussin est un travail d’expert et je ne suis pas un Maître Japonnais (qui excellent dans ce domaine).
Je commence à avoir des idées en les observant avec attention dans leurs comportements et un peu dans le plumage, mais ça reste encore une supposition.
Le sexe sera certain dans 2 mois quand les plumes donneront vraiment une idée de qui est quoi.

 

Nuage

 

Des petites sorties sous surveillance ont eu lieu, régulièrement. Çà m’a permis de voir un peu le comportement de cette maman poule, en extérieur.
En fait Eulalie a un immense problème…..elle est trop gentille !!!!
Si une autre de ses copines de chambrée vient faire régner l’ordre à coups de becs sur les poussins, qui même s’ils ne sont “que” hiérarchiques sont quand même  des coups de becs, ben…. Eulalie répond à peine, considérant sans doute sa propre hiérarchie. Elle ne répond qu’à celles qui lui sont inférieures, autant dire que ça ne se bouscule pas…. !!!!

Après observation, Eulalie est une mère très gentille avec ses petits, elle leur montre les choses à faire (les poussins apprennent par mimétisme), celles à manger et comment s’y prendre, comment boire, comment gratter, bref tout ce qui fait le bonheur d’une vie de poulette, elle leur tient chaud, leur parle beaucoup, les rassure aussi quand ils braillent (oui, je dis bien “braillent”) de détresse parce qu’elle a disparu de leur champ visuel, elle accourt à leurs appels, MAIS elle a du mal à les défendre face à ses congénères, et leur laisse un peu trop de “champ libre” quand elle est affairée quelque part et là : ils sont vulnérables.
Par contre le chat, lui,  est maintenu à distance depuis le début, des coups de bec bien sentis lui ont fait comprendre qu’il devait agrandir son cercle de passage quand il allait dans le jardin. Elle n’a pas hésité à lui “voler dans les plumes” sans qu’il comprenne d’ailleurs vraiment pourquoi.
Eulalie n’a pas peur du chat. Le chat a peur d’Eulalie. C’est déjà ça.

J’ai eu autrefois une mère poule qui se transformait en furie ébouriffée dès qu’un signe d’agression , même tout petit-petit, avait lieu envers ses poussins. De fait, la gestion des dangers était facilitée.

Donc partant de ces observations j’ai dû adapter la prise en charge des poussins sur l’extérieur, si je voulais que ce petit monde profite, en famille, de la joie d’être dehors.
Ayant pour ambition de voir ces 2 boules de plumes devenir de beaux et grands coqs et/ou poules, il a fallu organiser les journées en plein air !
Quand je suis là, la petite famille sort dans l’enclos extérieur attenant au poulailler, séparée des autres qui sont en liberté dans le terrain et peuvent quand même s’habituer en les voyant, à ces “petits nouveaux”, mais avec de l’espace aussi pour faire des expériences rigolotes : courir après les 1ers papillons en balade, gober des mouches, faire la sieste calés dans des petits trous du mur (où ces futurs Brahma gigantesques auront, plus tard, du mal à poser une patte), tirer sur les pétales d’un pissenlit, arriver en courant dans les pattes de maman qui a trouvé un trésor culinaire et les appelle. Bref, plein de choses passionnantes mais épuisantes qui font que le soir tout le monde dort très très vite.

Quand je suis absente, et bien c’est dans une grande cage sur l’herbe que la “Eulalie’s family” passe sa journée, à l’abri des prédateurs verticaux et horizontaux, mais en plein air.
Pour les faire rentrer sans les stresser, la technique infaillible c’est de poser à manger dedans. Eulalie les y emmène directement ! Idem le soir pour rentrer dormir dans le petit poulailler.
Cette cage de 4m2, achetée pour l’occasion, pourra servir ultérieurement pour d’autres choses comme, entre autre,  protéger une poule en convalescence sur l’extérieur, donc pas un investissement inutile.
Elle est sans fond, ce qui évite les blessures et permet de gratter la terre, grillagée sur les côtés et le dessus, avec ouvertures sur le dessus et sur 2 côtés pour attraper plus facilement les animaux. Elle se déplace facilement et permet donc de faire des rotations dans le jardin pour ne pas abîmer l’herbe. Je la fixe au sol avec des piquets (sardines) de camping pour plus de sécurité même si je le rappelle, le risque zéro n’existe pas.

Je veille donc autant que possible à la sécurité, et Eulalie fait le reste.

J’essaie aussi d’apprivoiser un peu ces 2 pioupious. Leur montrer que dans mes mains, la finalité ne sera pas dangereuse. Plus facile avec Pollen qu’avec Nuage ; il faut donc de la patience et du temps !

Pollen

Voilà donc le bilan de ce premier mois. Un peu plus de travail certes, mais quel bonheur de les observer, voir comment ils apprennent et reproduisent, leur relation avec leur mère, est un temps de plaisir. Ils vont continuer de grandir, et d’ici plusieurs semaines, fin de printemps je pense, seront assez forts pour affronter l’extérieur.                  Comme maman Eulalie à son arrivée !

Naissance de Pollen et Nuage, les poussins d’Eulalie.

Naissance de Pollen et Nuage, les poussins d’Eulalie.

Après avoir couvé pendant presqu’un mois et demi, (2 semaines dans le vide et 3 sur ses œufs) Eulalie y ayant mis tout son cœur de cocotte obstinée, est enfin arrivée la date tant attendue des éclosions !!!!!

Le 21 Mars au soir, ca faisait pile 21 jours que j’avais glissé les précieux œufs sous son gros ventre tout doux. Donc n’en pouvant plus, j’ai filé dans mon petit poulailler, essayer de soulever un peu Eulalie et voir s’il se passait quelque chose. Ca avait démarré !!!!! Wouahhh !!!! Quelle ponctualité !! Un petit piou était en train de commencer son dur travail de briser sa coquille. Les autres n’allaient sans doute pas tarder alors.

Un petit trou dans l’œuf, au niveau de la poche d’air pour prendre sa première respiration dans ce monde, ce qui comme pour tous les nouveaux nés est très douloureux, les sacs aériens se gonflant d’un coup (heureusement on oublie) oblige notre poussin à se remettre un peu du choc.
Un petit trou dans la coquille pour faire entrer l’air et pouvoir mener à bien le gros travail qui l’attend : la briser toute entière et pouvoir sortir.
Ce travail prend plusieurs heures au poussin qui en sort épuisé, ou qui parfois n’en sort pas vivant.

(Document filmé par une école, merci aux enseignants pour le partage utube).

Si on parle de sélection naturelle, ce qui est vrai en partie, en laissant les poussins se débrouiller seuls, on peut aussi aider si on voit que ca traîne vraiment ou que rien ne se passe : “foutu pour foutu”….. c’est ma devise. Contrairement à ce qu’on pense, pas mal de personnes arrivent à sauver des poussins qui deviendront de grands et beaux coqs ou poules, il “”suffit”” juste de s’y prendre correctement. Mais là ca venait de commencer donc on n’en était pas là.

En me couchant le soir j’ai pensé à ce poussin qui faisait tous ces efforts pour naître, et à la joie de le découvrir le lendemain.

Le lendemain, avant de partir au travail, en ouvrant aux autres cocottes, je n’ai pas pu résister et j’ai un peu soulevé le gros ventre d’Eulalie pour voir. Une coquille cassée en 2 ! Il est donc né ! Et j’ai vu un petit machin duveteux se précipiter dans les plumes maternelles. Je n’ai vu que l’arrière train et les pattes elles aussi pleines de duvet.
Les plus belles pattes pleines de duvet et le plus beau croupion de poussin que j’ai jamais vus !!! Oui je sais, je suis un peu gaga, mais c’est toujours un moment magique quand une vie, quelle qu’elle soit, commence.

Le 1er né file entre les pattes de maman. Le brêchage externe (petit trou) a commencé pour le 2e

Entre les pattes d’Eulalie, 2 autres œufs dont le travail semblait ne pas avoir commencé et un dernier avec le petit trou (le brêchage externe). Je devais partir et n’aurais pas été  là de la journée. Je ne voulais pas interférer mais je ne voulais pas non plus qu’il s’épuise. Pour l’avoir vu faire plusieurs fois, j’ai décidé de juste agrandir un peu (de quelques millimètres) et délicatement ce petit trou , derrière lequel je découvre un petit bec qui semble d’un coup mieux respirer. Je le replace sous la mère, il pourra surement finir le travail en ayant plus d’air. On verra ce soir…

J’y ai régulièrement pensé pendant la journée et je n’avais qu’une hâte : rentrer.
Quand je suis enfin revenue, bien évidemment je me suis précipitée voir ce que la journée avait réservé comme autres surprises.
2 œufs n’avaient toujours pas bougé….. mais celui de ce matin était ouvert.
En soulevant Eulalie, qui leur parlait mais qui grognait un peu, donc prudence quand même, j’ai alors pleinement découvert ses 2 magnifiques poussins ! On ne peut que craquer devant ces petites boules de duvet, ils sont tous ronds, tous doux. Le duvet aux pattes est bien sûr très présent, c’est un gène fort chez les Brahma.
J’ai pu les prendre rapidement pour les voir, mais le but n’est pas de stresser la mère, ni les petits. Je les ai donc vite remis en place.

Petit Brahma Bleu. Nuage

 

Petit Brahma fauve camail noir. Pollen

J’ai aussi récupéré les 2 autres œufs. Il y avait sans doute un problème.
J’ai décidé de les ouvrir délicatement pour voir s’il y avait une chance d’y trouver un poussin vivant. Le 1er semblait avoir stoppé son développement depuis plusieurs jours, donc pas la peine d’espérer quoi que ce soit le concernant. Le 2e quant à lui avait un poussin développé mais mal positionné et sans doute mort avant que le processus de la naissance ait commencé. Même si c’est un peu triste, c’est ainsi c’est la vie. 50% d’éclosions ce n’est pas rare, ca correspond même au pourcentage que j’ai souvent eu dans mes précédentes aventures poussinières. Je me cantonne donc à penser que 2 boules de plumes sont là et que, Eulalie et moi, on va tout faire pour qu’ils grandissent bien !!!

Piou planqué sous maman. On voit ses petites pattes et le duvet. En bas à droite un morceau de pattes emplumées de maman….. Va falloir manger plein de pâtées pour la rattraper ♥

A J+3 mes pioupious sortent plus souvent du dessous des ailes maternelles, tant de choses à découvrir ! Et maman Eulalie prend son rôle très au sérieux.
Elle leur montre comment manger, comment boire, les appelle pour qu’ils passent des petits obstacles (à l’échelle d’un poussin beaucoup de choses sont des obstacles) ou quand elle découvre un trésor culinaire.
Ils resteront protégés pendant quelques temps de l’extérieur et des prédateurs,  une petite extension grillagée du petit poulailler  leur permet déjà de profiter du soleil et pourra être sortie dans l’herbe en toute sécurité quand il fera un peu plus sec, et les premières intégrations en liberté, avec maman bien sûr, se feront en ma présence (chats pour qui ce ne sont que des moineaux au sol, buses, pies, et autres prédateurs, volontaires ou non, sont très présents, une vie de poussin c’est dangereux…, sans compter les réactions des autres cocottes toujours à surveiller malgré tout) .

Vidéo d’Eulalie montrant aux petits comment manger, picorer. 

 

Et après le repas, Nuage file se mettre au chaud sous maman qui finit tranquillement les restes du repas.

 

Hier j’ai assisté par hasard, en ouvrant les poulaillers, à quelque chose d’un peu “fou” et émouvant….. :

Toutes mes boules de plumes étaient en train de manger, je venais de les nourrir, quand Nougatine la copine Brahma d’Eulalie, et revenue en arrière voir d’où venaient les piaillements qu’on entendait (mes 2 poussins ont du coffre !). Elle est restée un moment a observer avec attention à travers le grillage les mouvements et des “pot pot pot” s’échangeaient entre elle et sa copine.
Ensuite elle est partie rejoindre les autres qui mangeaient un peu plus loin. Et là, au bout de quelques minutes, j’ai vu débouler, les unes derrière les autres mes cocottes venir voir elles aussi ce qui se passait derrière ce grillage, observer un moment, avec intensité, curiosité et en silence, puis repartir tranquillement se promener.
Le petit défilé a duré plusieurs minutes. Premières présentations, premiers regards entre tout ce petit monde. Il y avait quelque chose d’impressionnant dans cet espèce de rituel.

                    Je le redis, ces bestioles à plumes méritent vraiment d’être observées ! 

 

info article disponible

Les mails d’info n’étant pas partis suite à un petit souci technique, je vous informe qu’un nouvel article est disponible concernant le déroulé de la couvaison de Léontine !

http://www.joliesplumesetcretesauvent.fr/mirages-en-attendant-la-realite/

 

A bientôt !!!!!

Mirages en attendant la réalité – Couvaison suite

Mirages en attendant la réalité – Couvaison suite

Eulalie est toujours occupée à préparer sa petite famille.

Des petits accidents de départ ont éliminé 2 œufs de cette aventure. Le premier était issu des œufs à tester du parc des brahmas bleus. Je l’ai retrouvé 2 jours après le début de l’aventure, cassé au pied du nid. A la place un magnifique œuf d’une autre des poulettes. J’en déduis donc qu’il y a du y avoir un certain brassage au moment où elle est venue s’incruster dans ce nid pour pondre.
Et le lendemain il manquait l’œuf  croisé Pékin/lilas. Littéralement disparu sans laisser de traces….. le matin il y était, j’avais vérifié, et dans l’après-midi, pouf….évaporé. Eulalie trônait toujours royalement sur son nid, donc étrange….l’œuf avait pourtant été prédaté.

Comment démasquer le coupable pour qu’il ne recommence pas ? J’ai cherché partout, aucune trace. Jusqu’à ce que “mes petites cellules grises” de détective “obligé” me mettent sur la piste ; Des œufs en plastique ont parfois disparu, il m’est arrivé d’en retrouver dans le pré….Hummm et je sais qui fait ça !!!! Je sais aussi que le voleur est parfaitement capable d’en engloutir un vrai quand par chance il l’est !!!!

Le voleur, (en l’occurrence LA voleuse) est sorti dans le terrain en même temps qu’Eulalie se dégourdissait les pattes, je m’en suis souvenue trop tard, et je l’ai surprise régulièrement (quand elle croit que je ne la vois pas) passer en se contorsionnant par la trappe ouverte du poulailler.
Ah là, pas d’arthrose,  plus de soucis avec le train arrière qui est moins souple !!!!! Vous me suivez ?
Si je vous dis “noir et blanc, environ 22kg”, je finalise bien le portrait ???? Ben voilà…. : Ma louve…. et oui, son entrée dans le 4e âge la rend de plus en plus délinquante et bourrique !!!!!!

Bon, là, ras le bol. A ce rythme il ne va plus rester un œuf sous Eulalie !!
Je l’ai donc isolée dans le poulailler annexe.
Je crois qu’elle apprécie beaucoup cette tranquillité qui lui permet de se sentir en sécurité, et de mener sa couvaison sereinement.
Je lui ouvre une fois par jour, parfois elle sort seule d’autres fois je la pousse un peu pour se dégourdir les pattes.
Quand il fait beau elle en profite pour faire une petite toilette dans la poussière d’un vieil abri.

Nougatine vient lui  faire la causette à chaque sortie et l’accompagne dans ses petites promenades. Tout à l’heure je les ai même surprises dans un échange de “pot pot pot” rapide de l’autre côté du grillage du petit poulailler.
Ah, l’amitié c’est quelque chose !!!
Puis, comme chaque jour, après quelques étirements d’ailes et de pattes, un petit bain s’il fait beau, un petit plateau-repas, Eulalie retourne avec conviction tricoter sa layette, et hop elle se repose délicatement mais surement sur ses précieux trésors, en s’étalant dans toute sa largeur.
Eulalie est capable de se transformer en énoooorme coussin…..

Comme je l’avais prévu, à J+7 j’ai fait un premier mirage des œufs.
Pour ceux qui ne savent pas ce que c’est,” mirer les œufs” permet de voir un peu en transparence s’ils sont bien fécondés.
Pour ça, il faut les éclairer fortement et rapidement (pour ne pas les chauffer et en évitant le contact direct de l’ampoule sur l’œuf), sur la partie ronde de l’œuf de préférence, côté poche d’air.
On doit aller vite, pendant que la poule est absente ce qui la stresse moins, et prudemment pour ne pas les casser, en évitant vraiment de les secouer pour ne pas créer de dégâts sur le futur poussin.
On peut voir dans pratiquement tous les œufs, par contre ceux des poules “Marans” de par leur couleur chocolat restent très compliqués, voire impossibles à mirer.

Mirer les œufs permet aussi de ne pas laisser sous la poule des œufs “inutiles”. Couver lui demande beaucoup d’énergie donc si aucun n’est fécondé ce n’est pas la peine de la laisser faire : soit on refait rapidement un essai avec d’autres oeufs, soit on essaie de la faire découver.
Il est aussi possible après un petit temps de couvaison, de lui glisser sous le ventre un soir au coucher, des poussins d’un jour, mais pour cela il faut en avoir, connaitre le caractère de la poule, et surveiller très très régulièrement que tout se passe bien.
Cette méthode marche assez bien, semble t’il, chez pas mal d’éleveurs, en respectant les règles d’intégration. Personnellement je ne l’ai encore jamais tentée.
Un œuf non fécondé, au bout de 7 jours de couvaison restera transparent, clair.

Fécondé on pourra y voir plusieurs choses
: un réseau sanguin (comme des filaments foncés aperçus au travers), une tache sombre dans un endroit de l’œuf (l’embryon) pas toujours visible d’ailleurs, et une augmentation du volume de la poche d’air (blanche en transparence) par rapport à sa taille normale sans couvaison.

œuf fécondé. J+7

Au mirage à J+7:

J’ai repéré que sur les 4 œufs encore en course, 4 petits habitants semblaient présents !!!!
Un pur bonheur !!!! J’ai bien vu l’embryon sur l’œuf issu d’Orpington nain chocolat. Magique….

Au mirage à J+14:

Confirmation des faits. Les poches d’air ont beaucoup augmenté et le reste de chaque œuf est devenu sombre, occupé par son pioupiou de plus en plus gros.
Le jaune d’œuf les nourrira tout au long de ce développement et sera absorbé en totalité sur les derniers jours. Quant à la poche d’air, elle leur permettra de prendre une respiration, la 1ere de leur vie, pour pouvoir percer la coquille. 

J’attends donc avec impatience mes 4 petites boules de plumes….1 petit Orpington nain Chocolat, 1 petit brahma Fauve camail noir, 1 petit brahma fauve camail bleu, 1 petit brahma bleu

Ci dessous un lien vidéo qui explique merveilleusement le développement des poussins dans leur œuf.
Merci au Poultry club Australien pour ce document.

Si tout va bien, dans une semaine, 4 pious devraient venir embellir mon petit poulailler et la vie d’Eulalie qui devrait être ravie de voir enfin ce qui lui a demandé tant d’efforts.

                                                                                          On a hâte !!!!!!

 

Info avicole

Après plusieurs années d’absence pour cause de  “grippe aviaire”……….. les volailles seront à nouveau présentes ce week-end, du vendredi 09 au lundi 12 Mars 2018, à Feurs pour la foire du comice agricole.
Elles seront sous le chapiteau situé dans le parc du Rozier (château de Feurs).

Une ballade campagnarde en perspective ?? !! Pourquoi pas.

https://www.fncab.fr/les-concours-de-p%C3%A2ques/feurs/

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